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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 19:06

 


 

Lors la conférence de présentation de la liste Dieudonné-Gouasmi-Soral aux élections européennes du 7 juin prochain, en développant sa réponse à la question d'un journaliste, Mr Gouasmi a eu cette phrase à priori mystérieuse : « ...derrière chaque divorce il y a un sionisme... ». Voulait-il dire qu'un des moyen des sionistes pour asservir les nations et les soumettre à leur projet est de les affaiblir, et que cet affaiblissement passe aussi par un avachissement moral des peuples, de ses mœurs, de ses valeurs, de ses traditions, et qu'un des piliers à scier pour effondrer l'édifice est le couple, et son extension la famillle, qu'il faut rendre éphémère pour mieux répondre à la volonté de nomadisme d'un Jacques Attali ?

Peut-être et ce ne serait pas entièrement faux, mais je pense que l'idée de Mr Gouasmi était toute autre.

 

Écoutons d'abord ce qu'il disait au début de sa réponse au journaliste : «  Le sionisme n'est pas humain, il vous enlève votre humanité. ». Puis plus loin, en remettant sa phrase dans son contexte : « Le sionisme, il divise le foyer, il divorce le foyer. A chaque divorce, moi je vous dis, il y a un sionisme derrière, à chaque chose qui divise une nature humaine il y a derrière un sionisme. »

 

Qu'est-ce que le sionisme ? Au-delà de son histoire, et au-delà même de son projet politique, il est d'abord une idée. Et cette idée repose sur une séparation. D'un côté il y a les juifs. De l'autre il y a... le reste du monde. Et ce reste du monde étant hostile il faut un État juif et seulement juif. Peu importe que le judaïsme en premier ait coupé le monde en deux : le peuple élu et les goys. Peu importe que ce qui pouvait être vu comme une mission, la mission d'un peuple éclairé par Dieu à guider les autres peuples vers la Vérité - mission qui implique en premier lieu une droiture exemplaire - ait été dévoyé pour n'en garder que la notion de peuple supérieur : les juifs sont victimes et ne doivent pour bien vivre ne vivre qu'entre eux. Soit. Si c'est ainsi que certains d'entre eux désirent vivre, ce n'est pas à moi de juger. Mais encore aurait-il fallu trouver un lieu sans habitants. L'idée a maintenant plus d'un siècle, et la volonté que cet État prenne naissance en Palestine n'était pas immédiatement évidente. Le premier sionisme était laïc et le Foyer juif aurait pu s'établir n'importe où. Sur une terre sans peuple par exemple. Mais dans la première décennie du XXème siècle, l'idée s'est imposée : parce que Yahvé avait placé la Terre promise en Palestine ce devait être là que serait fondé l'État juif, et tant pis si des populations arabes y vivaient depuis des siècles. A partir de ce moment, dans l'idée sioniste la terre palestinienne est devenue une terre sans peuple : il fallait donc que les arabes qui y étaient deviennent... Rien ! Rien dans l'idée, puis Rien dans la réalité. C'est ce Rien dans l'idée, cette déshumanisation des palestiniens, à proprement parler cette désintégration, qui a rendu plus facile la réalisation de ce Rien dans la réalité. Et le sionisme est ainsi devenu cette idéologie inhumaine qui dénie à celui qui la gêne le simple droit à être.

 

« Derrière chaque divorce il y a un sionisme », nous dit Mr. Gouasmi. Il y a un sionisme. Pas le sionisme. La clé de cette phrase est dans cette distinction : il y a un sionisme, c'est à dire une attitude, une direction de la pensée qui nie l'autre, qui lui ôte son humanité. Derrière chaque divorce il y a une personne, parfois deux même, qui refuse de voir en l'autre quelqu'un dont les sentiments, les valeurs, les besoins ont autant d'importance que les siennes propres. Derrière chaque division il y a quelqu'un dont les actes dérivent d'un « pousse-toi de là que je m'y mette », qui veut soumettre ou écraser l'autre, ou qui l'ignore, autre forme d'écrasement. Dans l'idéologie sioniste la seule valeur sacrée c'est le sionisme lui-même : tous les moyens sont donc bons pour arriver à sa propre fin. Le sionisme ne recherche ni la justice ni la paix; il ne recherche pas la bonne intelligence entre les peuples, le respect de la différence, le dialogue. Il ne se met jamais à la place de l'autre. Il ne le peut pas, car s'y mettre conduirait à se nier lui-même. Il ne cherche même pas à mettre l'autre à sa place, à le phagocyter, ce qui se traduirait par une volonté d'assimiler les arabes par des conversions et des mariages mixtes. Non, cela encore serait contraire à ses fondements. Le peuple juif et lui seul, sans apport extérieur, sans métissage qui ternirait sa pureté. Il ne recherche que la réalisation de lui-même, au mépris de la souffrance et du droit des autres, et en cela il est profondément égoïste. Derrière chaque divorce, chaque division, il y a bien un mépris de l'autre, un refus de l'entendre, une négation de sa souffrance, une incapacité à se mettre à sa place ou même à lui faire une place. Il y a un un égoïsme, pour ne pas dire un égotisme. Et c'est ainsi qu'on peut dire qu'il y a un sionisme. Un sionisme comme métaphore de l'indifférence à l'autre.

 

nouvelle_lune

 

 

Sur l'inexistence du peuple palestinien : link

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Published by nouvelle_lune - dans Sionisme
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commentaires

gingembre 01/06/2009 14:42

"Je vois dès le début gingembre que vous lisez mal : nouvelle_lune c'est moi et je n'ai évidemment pas dit que ce texte était stupide... Pas étonnant donc que vous ne compreniez pas."

Je comprends parfaitement - je me suis simplement trompé sur la personne, car le format de signature ici n'est pas évident. Le commentateur avec qui je suis d'accord, c'est évidemment Richard de Tellier - pas vous.

"Sur le sionisme, idéologie nationalo-ethnique-religieuse comme une autre, pas d'accord : si les pygmées défendent leur terre, ne les soutiendriez-vous pas au nom de votre mépris pour cette idéologie ? Et les indiens d'Amérique ? De sales fascistes avant la lettre ?"

Que les pygmées ou les indiens ou les aborigènes défendent la terre ou ils sont nés, la culture de leurs ancètres, qu'ils la célèbrent, c'est très bien. Je n'ai jamais critiqué celà. En revanche, lorsque je me réfère au nationalisme nationalo-ethnique-religieuse, je fais référence à une idéologie de conquête, de soumission de l'autre et de colonisation. On pourrait appeler ça le nationalisme expansioniste. Et le sionisme, qui à ses débuts était une idéologie plutôt anti-colonialiste, democratique et laique, a peu à peu viré vers une idéologie expansioniste et exclusive, niant l'existence et les droits d'autres peuples qui se trouvaient sur le chemin de son expansion.

Les nationalismes expansionnistes ont dominé l'histoire du monde pendant des siècles, y inclus en France. Le sionisme n'est qu'une parmi celles-ci.

"Le sionisme n'est pas une simple idéologie nationalo-ethnique-religieuse, parce que au moment de sa naissance (du sionisme) le peuple juif ne formait ni une nation ni une ethnie. Seule la religion était commune bien que le sionisme fùt foncièrement laïc... et c'est au nom de cette religion que les sionistes se sont donnés le droit de coloniser une terre déjà peuplée. Tout le drame est là. Je l'ai dit dans ma lettre à E. Lévy ci-dessus : s'ils s'étaient installés sur une terre vierge parce qu'ils voulaient vivre entre eux, soit ! Personnellement cela ne m'aurait pas dérangé. Pas au mépris de la vie des autres."

Primo, il y a évidemment un lien entre le peuple juif et la terre de Palestine - depuis des milliers d'années. Il a d'abord été pris par la force, à coups de massacres et de génocides, très typiques de l'époque, au moment des conquêtes Israelites. Puis il a été perdu, suite à la persécution Romaine et l'exil. Mais beaucoup de juifs sont restés en Palestine - la terre d'Israel n'a jamais été "judenrein". Ce lien avec la terre est profondément ancré dans la culture, la mythologie et les textes du peuple juif.

Deuxio, vous avez lu "Les Fourmis" de Bernard Weber ? L'histoire du monde peut être vu sous le prisme d'une compétition pour les territoires et les ressources entre fourmillères en guerre les unes avec les autres. Les différentes colonies s'envahissent, volent les ressources de leurs voisines, les dévastent et les exterminent, les mettent en esclavage. Parfois aussi, des colonies se mettent à coopérer entre elles - celà arrive même entre espèces. Les idéologies ne sont souvent que les drapeaux ou les supports de cette compétition incessante et sourde. Elles ne la précèdent pas, mais servent à la justifier, à la perpétuer. C'est pour celà que votre métaphore est idiote. Ce n'est pas l'idéologie en elle-même qui fomente l'égoisme, le désir de soumettre l'autre ou sa négation - elles pré-exitent à l'idéologie.

Idéologies expansionistes comme le Sionisme ? - Manifest Destiny, le "Fardeau de l'Homme Blanc", le Nationalisme Serbe, le Nationalisme Franquiste, etc...elles sont légion.

"Sur le nationalisme : votre vision en est bien étriquée ! Jaures disait : la patrie est ce qui reste à ceux qui n'ont plus rien. Parce que la nation est le cadre structurant de la solidarité. Aujourd'hui elle est la seule entité capable de protéger du mondialisme. Croire autre chose est de l'angélisme."

C'est votre idéologie qui est étriquée, je le crains. Le Nationalisme est aujourd'hui une idéologie dépassée, qui ne correspond pas du tout aux conditions sociales et économiques réelles ni aux besoins de la planète. Aujourd'hui, à tous les niveaux, nous sommes interdépendants et nous avons besoin d'être inclusifs, plutôt qu'exclusifs, car la mondialisation menée par les multinationales géantes de la société industrielle et les dégats que notre civilisation a infligée à la planète menacent aujourd'hui l'espèce humaine dans son ensemble. Les divisions entre tribus, races, nations, ethnies sont un combat d'arrière-garde et sont fomentées par ces mêmes intérêts transnationaux selon le principe "diviser pour règner". Continuons de cette façon et nous nous précipiterons tous ensemble dans le gouffre comme les lemmings, nous disputant et mordillant au cours de la chute.

"Sur le mot "divorce" : qu'est-ce que cela a à voir ? Le mot "divorce" est pris au sens large de "division". La division naît de l'indifférence à l'autre, à l'incapacité de voir dans l'existence de l'autre une limite à ses propres exigences... Le sionisme comme métaphore de cette incapacité, vous ne voyez pas ?"

Absolument pas. Votre premier paragraphe est une répétition des lieux communs de l'antisémitisme traditionnel - vous parlez de l'affaiblissement des nations pour le diviser et les soumettre, l'avachissement moral des peuples, de leurs moeurs, de leurs valeurs et de leurs traditions, et du besoin d'affaiblir les liens de la famille afin d'avachir les individus à "la volonté de nomadisme d'un Jacques Attali".

Bravo, c'est du pur Mein Kampf ressucé. Vous auriez pu ajouter "juif errant apatride" pour faire bonne mesure....
Et vous ne vous cacherez pas en posant ce paragraphe comme une interrogation, d'autant plus que vous affirmez qu'en voulant dire celà, l'auteur n'aurait pas entièrement tort.

Et en quoi le sionisme serait une métaphore appropriée ? C'est une, très spécifique, parmi les idéologies nationalistes expansionistes, vous pourriez en choisir n'importe laquelle autre. "Derrière chaque divorce, il y a un nationalisme Hindu" par example, ou une "Ivoirité". Trouver une phrase plus conne que ça, tu meurs...

"Quant au nazisme comme métaphore, elle est utilisée quotidiennement ! A quelqu'un que l'on trouve intransigeant ou simplement dont on n'aime pas les opinions, n'entend-on pas dire "sale nazi" ? Il n'est pourtant certainement pas encarté au parti national-socialiste et n'a même certainement jamais lu Mein Kampf... Alors "nazi" ou "facho" comme métaphore, vous n'inventez rien."

Exactement. C'est aussi idiot d'utiliser cette métaphore que celle du sionisme.

"Quant à mon prétendu spleen contre les juifs (antisionisme = antisémitisme) je n'y réponds même pas, tellement l'argument est éculé..."

Désolé - moi je m'oppose au sionisme expansionniste, qui continue, ajourd'hui même, à expulser les Palestiniens de leurs villages et à coloniser leur territoire et leurs ressources. Je ne m'oppose absolument pas aux Israeliens ou aux juifs en tant que peuple et je ne les considère pas comme une entité obscure qui cherche à dominer et à soumettre la planète, en pervertissant les moeurs et en corrompant les nations. Mais le premier paragraphe de votre texte n'a rien à voir avec l'antisionisme - elle relève de tous les stereotypes éculés de la litérature antisémite et jette une ombre de soupçon sur votre article dans son ensemble. Vous n'avez pas choisi cette métaphore par hazard, je pense.

Je préfère les discours francs à cette espèce de réflexion "philosophique" soi-disant objective, qui semble cacher des intentions beaucoup moins avouables - si vous pensez que le sionisme est parmi toutes les idéologies, l'incarnation du mal et du divorce entre les hommes, dites-le franchement.

Que ce soit clair - toute démonisation de ce type ne fait que renforcer le sionisme expansioniste, en discréditant ceux qui s'y opposent. Vous vous prêtez beaucoup trop facilement à ce jeu, à mon avis, et c'est pour celà que je trouve votre approche dangereuse et, disons-le : méprisable.

nouvelle_lune 02/06/2009 10:24


Comment pouvez-vous dire que le sionisme à ses débuts était une idéologie anti-colonialiste ? Pour cela il aurait fallu que l'Etat juif prôné par les sionistes s'installe sur une terre vierge. Il y
a bien eu quelques projets ailleurs qu'en Palestine, mais à ma connaissance les terres visées n'étaient pas exemptes d'habitants. Vous condamnez le nationalisme expansionniste et je le condamne moi
aussi. Vous devriez donc logiquement condamner le sionisme, puisque partant d'une nation inexistante, il ne pouvait qu'être expansionniste...
Oui, la terre d'Israël est profondément ancrée dans la culture, la mythologie et les textes du peuple juif... Mais cela justifie-t-il la création d'un Etat juif au mépris des palestiniens qui
vivaient là ? Le mythe a-t-il plus de poids, plus de légitimité que la réalité ?
Vous dîtes : "Ce n'est pas l'idéologie en elle-même qui fomente l'égoisme, le désir de soumettre l'autre ou sa négation - elles pré-exitent à l'idéologie". Oui, l'égoïsme n'a pas besoin de
l'idéologie pour exister, on est bien d'accord. Mais certaines idéologies sont étrangères à cet égoïsme naturel ou tentent même de le combattre...

Croyez-vous vraiment que la mondiaisation pourra se faire autrement que sous la domination des multinationales sans des nations capables de limiter leur pouvoir ? Beaucoup de nationalistes
n'étaient ou ne sont pas expansionnistes et ont justement utilisé le pouvoir de l'Etat pour contrer le pouvoir de l'argent. Regardez Thomas Sankara, Chavez, Mossadegh, Lumumba, Castro ! Ne
voyez-vous pas qu'ils ont été ou sont encore les véritables résistants à l'empire des multinationales ? L'organisation du monde en nations souveraines et indépendantes n'exclut pas des liens, des
accords et des solidarités. Il est de plus le garant de la diversité du monde et du respect des différentes cultures... Vous défendez le sionisme "non expansionniste", mais vous fustigez
l'existence des autres nations qui elles n'ont pas été créées ex nihilo !

Sur mon premier paragraphe, je dis que certains ont pu traduire cette phrase comme cela, que ce n'est peut-être pas tout faux (avez-vous lu J. Attali ?) mais que personnellement je l'avais
ressentie autrement...

Quant au fait que je pense que le sionisme est une idéologie détestable, oui, je le dis, et je le pense d'autant plus que pour arriver à ses fins il était prêt à nier jusqu'à l'existence de
l'autre... Rappelez-vous : "une terre sans peuple..." Encore une fois, si les juifs avaient voulu vivre entre eux et qu'entre eux sur une terre vierge, cela me serait complètement égal. D'ailleurs
si cela avait été le cas, il n'y aurait pas eu 60 ans de guerres et de camps, les lobbies sionistes n'auraient pas besoin de faire pression sur les gouvernements occidentaux pour faire accepter
leur politique et personne n'en parlerait !


gingembre 01/06/2009 00:44

Quel débat étrange. Je suis d'accord avec Nouvelle Lune, ce texte est ridicule. Son auteur cherchait juste un prétexte pour placer le mot "sionisme", car il est membre d'un mouvement "antisioniste", n'est-ce pas....faut bien trouver un moyen de le placer quelque part. C'est un peu lamentable.

Le Sionisme (ou en tout cas, sa version actuelle) est certes exclusif, ethniquement et réligieusement, car son argument central est le lien entre la terre et le peuple juif et il considère que les Palestiniens qui sont déjà sur cette terre - souvent depuis des générations - doivent être soit soumis a l'état sioniste, soit exclus, expulsés, déchus de leurs droits, au profit de colons venus d'ailleurs qui eux n'ont aucun lien réel avec cette terre (le seul lien est symbolique/réligieux, dans la vaste majorité des cas).

MAIS - et c'est un grand mais - en ça, le Sionisme ne se distingue en rien de toutes les idéologies nationalo-ethniques-réligieuses du monde entier, et ce depuis bien longtemps.

Le patriotisme primitif, non théorisé est (souvent, pas toujours)le dernier refuge des crétins et des criminels. C'est une des expressions collectives de la croyance enracinée dans l'esprit humain que "l'étranger est l'ennemi", comme l'explique si bien Primo Levi dans "Si c'était un homme". Il est souvent adopté par ceux qui, comme disait Brassens, pensent qu'ils "sont nés quelque part", parce qu'ils n'ont aucun sens d'une individualité propre.

Lorsqu'il se construit avec une idéologie structurée, qu'il appuie un projet suprémaciste, qui exclut ceux qui ne font pas partie du "peuple", ce patriotisme devient dangereux - ces dérives-là on les a vu très clairement au cours des 19ème et 20ème siècles. Primo Lévi les dénonce sans ambiguité. C'est le trio "terre, patrie, famille", auquel on peu ajouter "tribu".

Mais qu'est-ce que ça a à voir avec le divorce, bon dieu ? On a l'impression que vous essayez, par une opération totalement tirée par les cheveux, de montrer que "le sionisme", ou les forces dont il tire sa substance, corrompt la famille et mène au divorce ?

N'est ce pas le même message que celui du gouvernement réactionnaires et raciste de Vichy ? Allez-vous maintenant sortir les Protocoles ? Et vous dites que vous appartenez à la gauche ?

Ah non, dites vous, ce n'est qu'une métaphore de l'égoisme humain. Connerie. Car dans ce cas, on pourrait aussi bien dire "derrière chaque divorce, il y a un Nazisme" (ou tout autre idéologie suprémaciste).

C'est une phrase stupide, dénuée de logique, et qui ne sert qu'à fournir un prétexte pour déverser votre spleen contre les juifs. De ce point de vue-là, vous êtes vous même l'incarnation de ce que vous dénoncez.

nouvelle_lune 01/06/2009 09:48


Je vois dès le début gingembre que vous lisez mal : nouvelle_lune c'est moi et je n'ai évidemment pas dit que ce texte était stupide... Pas étonnant donc que vous ne compreniez pas.

Sur le sionisme, idéologie nationalo-ethnique-religieuse comme une autre, pas d'accord : si les pygmées défendent leur terre, ne les soutiendriez-vous pas au nom de votre mépris pour cette
idéologie ? Et les indiens d'Amérique ? De sales fascistes avant la lettre ? Le sionisme n'est pas une simple idéologie nationalo-ethnique-religieuse, parce que au moment de sa naissance (du
sionisme) le peuple juif ne formait ni une nation ni une ethnie. Seule la religion était commune bien que le sionisme fùt foncièrement laïc... et c'est au nom de cette religion que les sionistes se
sont donnés le droit de coloniser une terre déjà peuplée. Tout le drame est là. Je l'ai dit dans ma lettre à E. Lévy ci-dessus : s'ils s'étaient installés sur une terre vierge parce qu'ils
voulaient vivre entre eux, soit ! Personnellement cela ne m'aurait pas dérangé. Pas au mépris de la vie des autres.

Sur le nationalisme : votre vision en est bien étriquée ! Jaures disait : la patrie est ce qui reste à ceux qui n'ont plus rien. Parce que la nation est le cadre structurant de la solidarité.
Aujourd'hui elle est la seule entité capable de protéger du mondialisme. Croire autre chose est de l'angélisme.

Sur le mot "divorce" : qu'est-ce que cela a à voir ? Le mot "divorce" est pris au sens large de "division". La division naît de l'indifférence à l'autre, à l'incapacité de voir dans l'existence de
l'autre une limite à ses propres exigences... Le sionisme comme métaphore de cette incapacité, vous ne voyez pas ?

Quant au nazisme comme métaphore, elle est utilisée quotidiennement ! A quelqu'un que l'on trouve intransigeant ou simplement dont on n'aime pas les opinions, n'entend-on pas dire "sale nazi" ? Il
n'est pourtant certainement pas encarté au parti national-socialiste et n'a même certainement jamais lu Mein Kampf... Alors "nazi" ou "facho" comme métaphore, vous n'inventez rien.

Quant à mon prétendu spleen contre les juifs (antisionisme = antisémitisme) je n'y réponds même pas, tellement l'argument est éculé...


Reivax 28/05/2009 07:28

S'il faut se farcir une explication de texte à chaque phrase d'un membre d'un parti politique, on est pas sorti. Si Mr. Gouasmi n'est pas capable de mieux exprimer ses idées, tant pis pour lui, c'est pas Martin L. King, inutile d'étudier ses envolées verbales aux accents mystiques...franchement.

nouvelle_lune 28/05/2009 09:07



Personne ne vous oblige à lire les explications de texte !
D'ailleurs ce n'en est pas une : je donnais mon sentiment, c'est tout.



Braquetto 25/05/2009 10:18

Tu te targues de "supériorité pragmatique et morale" xyr, tu es surtout un gamin d'extrême droite qui sert la soupe aux vainqueurs. VA lire.

xyr 22/05/2009 19:58

http://hordalfxyr.blogspot.com/2009/05/toucher-le-fond-et-creuser.html

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