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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:38

En liberté surveillée, Stéphane Guillon se rachète une vertu. Il a compris l’Empire et sait quelle position prendre pour rester sur le ring : celle de la carpette. Surtout il a compris la manière : la mauvaise foi et le coup bas. Pour assurer sa légitimité, le serpent commence par se mordre la queue : « on en a parlé dans les medias », donc c’est grave et il peut en parler, dans un media encore une fois, l’air grave lui aussi et détachant les mots : « un à droite et un à gauche ». Fichtre ! Et en plus, « elle est très souriante », la Marine, bien trop au goût du sieur Guillon et de ses compères journaleux : elle aurait dû faire la gueule lorsque le petit oiseau est sorti. La Marine qui ne peut bien évidemment pas connaître les figures néo-nazies locales, surtout lorsque celles-ci sortent à peine du berceau, et malgré un dessin sur un T-shirt qui ressemble à s’y méprendre à celui d’une marque de vêtements de boxe ! Du coup, association subliminale sans doute, voilà notre débarqué de France Inter qui décoche un direct à Soral, le prenant en (seul !) exemple parmi les « lieutenants de Marine Le Pen » et des « gens très dangereux au Front National ». Deux mensonges et une vérité : Alain Soral n’est ni au Front National ni un lieutenant de Marine. Mais oui, il est dangereux. Dangereux pour les Bouffons du Roi qui comme le petit Guillon délestent l’ire du peuple en égratignant les puissants sans jamais les toucher au cœur. Tel un chiot mordillant les bas de pantalons pour jouer, il sait ne jamais mordre la main qui le nourrit, et puisqu’il a reçu une petite tape sur la queue, il amène un os à son maître :

 


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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:23

 tas pierresDans le cadre de l' « affaire Sakineh », montée de toute pièces par le meneur de la Règle du Jeu, Infrarouge, une émission de la Télévision Suisse Romande, mettait en présence Marek Halter, écrivain français, juif, co-fondateur de SOS-Racisme, Saïda Keller-Messahli, suissesse d'origine tunisienne, présidente du Forum pour un islam progressiste, et Hani Ramadan, suisse d'origine égyptienne, directeur du Centre islamique de Genève. Il s'agissait donc de discuter de la lapidation, et Hani Ramadan ne l'ayant pas franchement condamnée puisqu'il voit en ellvilain.jpge une mesure dissuasive difficilement applicable en vertu des lois coraniques qui l'entourent, tenait là le rôle du Vilain : celui qui ne prenait pas la défense de Sakineh. Il n'avait d'ailleurs pas signé la pétition contre la lapidation initiée par BHL, ce qui, dans la vision toujours manichéenne que l'on nous offre, signifiait bien évidemment son adhésion à cette pratique moyenâgeuse. Il fallait donc mettre tout de suite le téléspectateur du bon côté - celui des pratiques non moyenâgeuses - et la présentatrice de l'émission, ayant fouillé dans un livre publié en 1991 par Hani Ramadan, « La femme en Islam », y mere-enfants2.jpgavait trouvé ce qui lui avait semblé être une Perle : parlant de la femme il évoquait « sa fonction primordiale qui consiste à élever ses enfants ». Diable !

Par un raccourci improbable et pourtant efficace, l'animatrice télévisuelle mettait ainsi dans le même lot obscurantiste l'adhésion aux vertus dissuasives de la lapidation et l'adhésion aux vertus de l'éducation des enfants par leurs mères. Raccourci improbable si on le met à l'épreuve de notre raison - mais justement efficace parce que passant par la partie reptilienne de notre cerveau - il est surtout très éclairant de la manière dont on veut faire passer dans l'esprit des femmes que vouloir élever elles-mêmes leurs enfants avant toute autre préoccupation est d'un autre âge. Parce qu'ici, ce qui nous importe, c'est tout autant l'utilisation de la phrase supposée ringarde du livre de Hani Ramadan pour le diaboliser avant qu'il s'exprime sur la lapidation, que l'inverse, à savoir la relation que l'on impose dans la tête des téléspectateurs : penser que l'éducation de ses enfants pourrait, et même devrait, imposer aux femmes de mettre au second plan d'autres aspects de leurs vies est aussi contraire aux Droits de l'Homme – entendons là, par extension, aux Droits de la Femme – que la lapidation.

mere-enfants.jpgRevenons donc à la Perle : « la fonction primordiale d'une femme consiste à élever ses enfants. ». Et posons-nous la question : quelle est la fonction primordiale de l'Humain ? Nul ne le sait, et depuis que l'Homme pense, c'est à dire depuis qu'il est Homme, il se pose la question. Devant cet abîme, et imprégnés de l'humilité qui ne peut que nous conduire à ne pas pouvoir donner une réponse définitive à ce qui reste la première et la dernière question d'une vie honnête, on ne peut que penser que devant notre incapacité à y répondre et quelle que soit cette réponse – destinée évolutive et historique commencée dans un amas de matière ou dessein divin – notre seul devoir, qu'il s'inscrive donc dans l'Histoire ou dans la réalisation d'une volonté qui nous dépasse, est bien de nous reproduire. Mais pas n'importe comment : nous reproduire en implémentant à chaque génération un petit plus, une plus-value pourrait-on presque dire, qui serait le fruit de l'expérience de chacun qu'il aura transmis à sa descendance. Entendons-nous bien : non pas l'expérience puisque celle-ci meurt avec nous, mais son fruit, son essence, le pas de plus qu'elle nous a permis de faire. Voilà donc la fonction primordiale de l'humain ! Pierre par pierre continuer l'œuvre commencée : s'améliorer tas-pierres2.jpglui-même, se reproduire puisqu'il est mortel, et donner les clés. Voilà ce qui, sur son lit de mort, devrait apaiser celui qui s'en va : le sentiment d'avoir, son devoir accompli par ses propres réalisations, passé le flambeau à d'autres qui pourront le mener plus loin encore. Il faut Faire et Transmettre. Chacun doit Faire, en fonction de ce qui lui a été transmis - c'est le sens de la parabole des talents – et la femme n'est pas exempte de ce devoir-là. Elle participe de l'avancée du monde, et les luttes des premières féministes qui réclamaient que leur soit donnés les outils pour leur permettre cette participation étaient légitimes, aussi bien au regard d'une vision matérialiste que spirituelle de l'humanité. Et chacun doit Transmettre - au risque de n'avoir fait que pour le néant - et l'homme n'est pas exempt de ce devoir-là. Mais avant de transmettre il faut modeler l'adulte en devenir, préparer le réceptacle du savoir, le rendre capable de cette réception. Un enfant non éduqué ne pourra ni avancer ni transmettre à son tour. Il ne pourra réaliser sa fonction fondamentale d'Humain et fera régresser l'humanité toute entière. Élever un enfant c'est permettre à l'humain qu'il est de devenir mere-enfants3.jpglui-même dans toutes ses potentialités. N'est-ce donc pas bien une fonction fondamentale de toute société ? Celui qui l'endosse n'est pas relégué dans l'obscurité d'un monde révolu. Il est au contraire l'éclaireur, celui qui éclaire ceux qui un jour seront devant. Ce rôle-là, Hani Ramadan, à la suite de nombreuses civilisations, le donne aux femmes. Nous devrions en être honorées.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 19:27

Conçu dans une piscine, l'Apprenti-juif1 Yann Moix semble définitivement incapable de nager autrement qu'entre deux eaux. À l'inverse d'une Édith Stein dont il a écrit la mort et la vie, née juive, convertie au catholicisme et entrée au Carmel, Yann Moix, fasciné dans un premier temps, à la suite de son idole François Mitterrand, par Thérèse de Lisieux - ce qui l'avait mené, alors qu'il se dit agnostique, jusqu'à servir la messe lors de la commémoration des quatre-vingt ans de sa canonisation - tente par tous les moyens de se faire accepter par la communauté juive.

 

Il est trop tard pour une circoncision au huitième jour, mais la vie s'est déjà chargée de lui faire comprendre par où pouvait passer le flux de la puissance. Enfant, lors d’une compétition de judo, il doit affronter un colosse qui le terrorise. Tétanisé, il "pisse dans son froc" et souille aussi le kimono de son 
adversaire. Le prof remarque uniquement la tenue humide du colosse, lui passe un savon et le matraque à coups de bambou. C'est donc par une faiblesse plus grande encore qu'il a pu prendre sa revanche contre une nature qui l'avait fait trop chétif.

 

Par solidarité de faiblesses péniennes sans doute, il prend gaillardement la défense de Polanski qu'il n'hésite pas à blanchir en noircissant la Suisse qui l'aurait livré à "la Meute"2. Il ne trouve alors pas de mots assez forts : "J'aime Polanski et je hais la Suisse. (...) La Suisse ne se donne même pas, comme le feraient des salopes ordinaires : la Suisse se prête au plus fort. (...) Elle prête sa soumission. C’est une pute.". Il lâche alors l'insulte suprême : la Suisse serait "fondamentalement antisémite". Yann Moix, lui, ne sait plus vraiment qui il est. Grand admirateur de Mitterrand, le voilà conquis par Sarkozy. « À l'instar de François Mitterrand, il est remarquable de noter que Nicolas Sarkozy n'a pas peur du courage. Nous avions, sous l'ère Chirac, une présidence qui mettait les idées en boîte; avec Nicolas Sarkozy (...), force est de reconnaître que nous avons une boîte à idées. »

 

Présenté au chef de l'État par Alain Carignon3, il déjeune à l'Élysée et se justifie :«j'ai écrit ce papier parce que Sarkozy a désormais la meute contre lui. » Tiens ! La revoilà ! Il semble avoir trouvé le sens de sa vie : à rebrousse-poil des chiens. Parce qu'Arthur4 est traité de complice pour son soutien au traitement de la question palestinienne par Tsahal, il se fâche : « comprenez, mes amis : de collaborateur. De collabo. Les manifestants essaient, c’est très clair, de faire passer dans les mœurs l’équivalence Israël-Allemagne nazie ». Avant de sonder le tréfonds de l'âme juive : « Arthur vient de faire l’expérience fondamentale que tout Juif fait dans sa vie, tôt ou tard : celle de l’irrémissibilité de l’être-juif. Quand on est juif, on est toujours juif d’abord. Et français, canadien ou marocain, ensuite. C’est cela que les juifs paient tous les jours. Tel est leur destin. C’est de cela, aussi, qu’ils doivent être fiers. ». Et c'est pour cela que Zemmour est un traître et qu'il le traite de salaud : « Oui, un salaud au sens sartrien du terme. (…). Dans le cas de Zemmour, ça donne un juif honteux qui croit que sa citoyenneté française passe avant la judéité, ce qui selon moi est une aberration ! ».

 

L'apprenti-juif encaisse mal la leçon du pas-assez-juif qui ne le suit pas dans son soutien à Polanski. N'étant pas couché, chez Ruquier, il acquiesce par de petits « exact » à la tirade de Zemmour : «En gros, si on fait un condensé de ce que tu écris, parce qu’il est juif, que ses parents sont morts dans le ghetto, etc… il a le droit de baiser une gamine de 13 ans. (…) et tu écris que ‘le métier du juif est d’être perpétuellement accusé, être juif c’est être coupable d’une seule chose, être coupable’. Donc ça veut dire qu’il est accusé parce qu’il est juif. C’est délirant! (…) Je n’ai jamais entendu une phrase aussi antisémite depuis 50 ans». Voilà l'arroseur bien arrosé ! Mais Zemmour continue : « Il n’y a pas d’aristocratie du malheur. J’en ai marre de ce lieu commun. Dire que l’histoire des juifs est une suite de malheurs ininterrompus, c’est faux! Il n’y a pas qu’eux qui ont été persécutés.». Cherchant la meilleure parade et la pire des insulte, Moix pense l'avoir trouvée : «Là, tu es en train de faire du Dieudonné». Nous, là, Dieudo, on l'entend rigoler... Mais Zemmour ne l'entend pas et lui donne le meilleur des conseils : « mais lâche-leur les baskets aux juifs! Oublie-les ! ».

 

Pauvre de Moix ! Il avait pourtant lu et fort bien critiqué le livre "L'année où j'ai vécu selon la Bible" de A.J. Jacobs5 qui explique : « officiellement je suis juif, mais je le suis à peu près autant que le Bistro Romain est un restaurant italien. ». Yann Moix ne trouve pas ça drôle et le dit. Lui, officiellement non juif, voudrait tellement l'être qu'il en prend la posture, selon sa propre définition : ayant publié son virulent pamphlet anti-Suisse6 sur Facebook, son compte est bloqué. Enfin coupable ! Enfin victime ! Enfin juif ! Il a le monde contre lui et le voilà qui pleure : « Facebook ne fait plus de la censure : Facebook pratique le délit de sale gueule. (…) Je suis le premier artiste français, le premier écrivain du monde a être excommunié d’une société virtuelle ouverte à tout le monde sauf un. Même les néo-nazis ne connaissent pas ce traitement. ». Puis il se ressaisit et tempête : « Je suis écrivain, je suis réalisateur. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’accepte ou pas, c’est ainsi. J’écris, je publie, je travaille beaucoup, je réfléchis, j’existe ». Ce n'est donc pas si grave : malgré son élimination de la surface du monde virtuel, Moix existe. Quand on a été découvert par celui qui a fait l'apologie de Jean-Baptiste Botul7, on devrait être déjà bien content...

 

Condamné le 19 octobre 2010 pour avoir diffamé les cinémas Utopia, Yann Moix était, bien évidemment, soutenu par son ami BHL : « L’affaire est grave. Le dossier est explosif. Parce qu’il a eu le courage de dénoncer l’antisémitisme flagrant d’un article anonyme publié sous l’égide des cinémas Utopia, Yann Moix est aujourd’hui l’objet d’une procédure pénale pour “délit d’injure publique”. ». Alors voilà notre Moix qui décide de se battre contre cette censure insupportable, et qui, prenant sa plume, signe une pétition contre son fleuron, la loi Gayssot. Mais lui qui avait pourtant écrit que « sans les juifs le monde court à sa perte » se retrouve avec la meute – qui a changé de camp - à ses trousses. Il s'est trompé de sens, a caressé le chien à rebrousse-poil ! Vite, demi-tour ! Le voilà bredouillant et se justifiant : il a été abusé sur la « nature des initiateurs », il prie chacun de prendre acte qu'il n'est plus signataire. En aucun cas il ne saurait être solidaire d'une action soutenue par Faurisson.

 

Mais alors, que faisait-il, tel un loup-garou le soirs de pleine lune, le 31 juillet 2010, en compagnie de Dieudonné ?

 

 

Yann Moix et Dieudo


1Texte paru en 2007 dans La Règle du jeu.

2Texte paru en 2010 défendant Polanski et comparant l'Affaire Polanski à l'Affaire Dreyfus.

3Ancien ministre et maire de Grenoble, il a été condamné deux fois, en 1996 et en 1999, pour abus de biens sociaux.

4De son vrai nom Jacques Arthur Essebag, animateur et humoriste, il a été condamné en 2009 à 1 de dommages et intérêts pour injure publique envers Dieudonné.

5Écrivain juif américain laïc.

6Publié en janvier 2010 et intitulé : J'aime Polanski et je hais la Suisse 

7Philosophe fictif né d'un canular en 1995, BHL tombe dans le panneau et cite la pensée du grand philosophe Jean-Baptiste Botul à l'appui de son argumentation dans De la guerre en philosophie paru en 2010.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 14:06

 

 

index.jpgAu temps de la guerre froide, Mao traita l'Amérique de « tigre de papier » se moquant ainsi de la réalité de la puissance du chef de file du monde capitaliste. Dans la forme, il ne se trompait pas : la puissance américaine est bien basée sur du papier, celui du dollar. Mais la nouvelle Chine, celle qui a offert à ce monde capitaliste qu'elle prétendait combattre ses meilleurs atouts, à savoir une armée de petits bras acceptant de besogner sans relâche et sans autre revendication qu'un maigre salaire, a amassé dans ses coffres la plus grosse part de ce papier imprimé à grands tours de manivelle par la planche à billets étasunienne, pensant ainsi domestiquer le tigre qu'elle est aujourd'hui obligée de nourrir. Ainsi, lorsque le dollar flanche, la Chine achète du dollar pour préserver la valeur de ses réserves en billets verts dont elle essaye par ailleurs de se débarrasser en les convertissant en or ou en investissant à travers le monde dans l'industrie, l'énergie ou les matières premières.

 

tigre-celtique.jpgÀ la même époque, le tigre celtique n'était pas encore né. Les Irlandais émigraient en masse et beaucoup partaient vivre au pays du tigre de papier, laissant derrière eux une île se désertifiant. Une politique de séduction des investisseurs étrangers fut alors menée, et le tigre en gestation fut arrimé à l'Union Européenne, leur ouvrant ainsi un grand marché sans frontières. La prospérité atteignait enfin les côtes esmeraldiennes, le flux migratoire s'inversait, l'État investissait dans l'éducation et la formation. Mais les chocs pétroliers et les troubles internes rendirent l'accouchement du tigre difficile. On utilisa les forceps : hausse des impôts des particuliers, coupes dans les budgets sociaux, éducation, santé, et baisse des impôts sur les sociétés. La croissance repart, on crie au miracle dupaysage-irlandais.jpg libéralisme et le tigre est enfin expulsé : les rivières sont d'argent dans la nouvelle Irlande, les entreprises poussent comme des champignons, les touristes affluent, les jeunes cadres aussi. En apparence la multiplication des petits pains a bien lieu : plus les taux de l'impôt baissent et plus les recettes fiscales augmentent. C'est la lune de miellecher-les-bottes.jpg entre le capital et le travail... Mais le tigre est de constitution fragile : la concurrence salariale des pays de l'Est intégrés dans l'Union Européenne est dure. Les investisseurs n'ayant pas de patrie, il faut lécher leurs bottes encore et encore pour qu'ils restent sur le sol celtique : on maintient les avantages fiscaux sur les sociétés malgré les admonestations de l'UE, qui après les avoir sortis de la fange, trouve les Irlandais tigre-celtique---UE2.jpgbien égoïstes de n'être pas solidaires des rescapés du monde communiste.  Le tigre ne comprend pas le reproche qu'on lui fait : il a été le meilleur élève de l'école Adam Smith... Le tigre est libéral, que voulez-vous ! C'est sa nature... Libéral mais aux abois : l'inflation puis la montée de l'euro le mettent à genoux. Le peuple dit non au Traité de Lisbonne. On le rassure, et on lui assure, entre autres promesses, qu'il pourra garder sa fiscalité avantageuse pour les investisseurs étrangers. Il dit oui. Le tigre croit avoir rugit ; il s'est tigre-mort.jpgcouché. Et tout s'accélère. Venue du pays du tigre de papier, la crise des subprimes déferle sur lui. Il faut dire que le tigre celtique l'avait bien imité, créant chez lui aussi une bulle immobilière sur fond de créances toxiques. Le gouvernement irlandais, fidèle à son credo qui assure que pour dompter le tigre on ne lui fait que des caresses, garantit entièrement Anglo-Irish-Bank.jpgles créances de ses banques. Et en automne, le bal commençe … Pour sauver l'Anglo Irish Bank, l'État irlandais débourse près de 35 milliards d'euros, faisant exploser son déficit budgétaire des 11,6% prévus à 32% du PIB, et sa dette de 64% à près de 100% du PIB. Les agences de notation du tigre de papier tirent immédiatement sur le tigre blessé, dégradant sa note et faisant grimper les taux d'intérêts de ses bons du Trésor. Le tigre celtique feule mais ne se résigne pas : l'UE qui craint la contagion veut le soigner à grands coup de lassos. Exsangue, montré du doigt par tous, il ne tient pas trois jours. Il plie l'échine et accepte un prêt de 85 milliards d'euros pour panser ses plaies et colmater tigre-cage.jpgl'hémorragie. Finies les caresses ! Pour soigner le félin, on le ligote, on le met en cage, on le met à la diète ! L'État irlandais promet : on trouvera 15 milliards d'euros dans les poches des Irlandais. your-country-needs-you--Irlande-.jpgLes agences du tigre de papier sont-elles satisfaites ? Que nenni ! Les perspectives de croissance de la bête malade sont bien faibles, et - comble de cynisme ! - la cure d'austérité imposée par le nouveau french doctor DSK - qui vient d'estimer que « des mesures supplémentaires d'économies seraient nécessaires pour parvenir aux objectifs de Dublin»  - ne peut que les assombrir. Pour soigner le moribond il faut le saigner encore. Les sangsues sont prêtes : on peau-tigre-mort.jpgdévalue la note de cinq crans d'un seul coup ! Le tigre celtique ne bouge plus. Mort sans doute. Qu'on se rassure, rien ne sera perdu, sa viande, hachée menu, pourra garnir les hamburgers du tigre de papier : l'agence Moody's vient de relever la note de Mc Donald's.

 

Dans le fond, Mao s'est-il donc si lourdement trompé ? Le tigre de papier a-t-il gagné ? Pas sûr... Le tigre celtiqcombat-de-tigres.jpgue n'était qu'un tigre d'argile, et lui-même ne reste dressé que par son privilège insensé de pouvoir imprimer la monnaie de réserve mondiale. Pour garder ce privilège il est prêt à se battre sans pitié, assassinant et menant des guerres sous toutes sortes de prétextes. Mais le jour viendra où il tombera,

montagne-dollars.jpg

étouffé par ses propres billets sans plus de valeur, suppliant peut-être les agences de notation chinoises de ne pas dégrader sa note, sous l'œil goguenard des Tigres asiatiques1...

 





1Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines, Vietnam

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 22:12

Si Notre Père avait suivi les conseils du maire de Taverny...

 

preservatif-geant--Taverny-.jpg

 

 

 

... celui de Montiers n'aurait pas de problèmes !

 

creche-montiers-barree.jpg

 

 

Pour soutenir le maire de Montiers : mairiemontiers@wanadoo.fr

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 10:15

 

ouvrage-metier.jpgIl fut un temps où l'on vous demandait d'être honnête et travailleur, où la promesse d'une vie meilleure passait par l'effort, le courage et le dépassement de soi. Il fut un temps où on apprenait aux enfants que seules la répétition et l'assiduité permettaient d'avancer : cent fois sur le métier tu remettras ton ouvrage... Où on nous disait qu'il fallait voir loin, attendre le mûrissement des fruits, épargner et prévoir...

 

Vieillerie ! Foin de tout ceci ! Entrez dans la modernité ! Arsenic et bouts de ficelle : au feu ! À mon signalement... Un ! casino.jpgDeux ! Troooiiis ! JOUEZ ! Le Grand Casino est ouvert ! Entrez ! Entrez ! Venez visiter ses salles et ses jeux ! À droite faites vos courses et gagnez votre chariot ! À gauche prenez l'assurance et misez sur la mort qui rapporte le plus ! Tout droit, participez au grand poker planétaire ! Boursicotez, spéculez et multipliez vos billes sans même les sortir de votre poche ! Entrez ! Entrez ! Faites vos jeux et ne sortez plus ! Tout est là, à portée de main, à portée de clic ! Qui dit mieux ? Qui dit mieux ? Bande de loosers qui dormez dans la rue... Réveillez-vous ! Entrez, entrez dans le grand casino ! Vous n'avez rien ? Allons, allons, cherchez bien ! Rien ? Pas même un bout de RMI à déposer dans la corbeille ? Un corps pas trop fichu à mettre aux enchères ? Rien, vraiment rien ? Eh bien tant pis... Avec un peu de chance – dans un casino, quoi d'autre ? - on vous donnera un petit « job » : nettoyer les tables peut-être. Les nettoyer au sens propre ! Ah, ah ! Ça ne rapporte pas gros, mais vous serez au chaud ! Entrez, entrez braves gens !

 

Alors vous, oui, vous sur le pas de la porte, vous voyez tous ces gens qui entrent et vous vous dites : « pourquoi pas moi ? ».gagnez-votre-chariot.jpg Et vous entrez dans la salle de droite. Des panneaux, des flèches, une boîte mail bien remplie, des fenêtres pop-up qui clignotent. Partout on vous attire, on vous tente, on vous sticket-gagnant.jpgusurre : achetez avant minuit ! Cent clients seront tirés au sort et gagneront leur panier ! Vous peut-être ? Remplissez, remplissez ! Quel dommage ce serait de ne gagner qu'un petit corbillon... Plus vous voyez grand, plus vous gagnez gros ! Soyez notre champion ! On recherche notre millionième client qui se verra offrir sa cuisine, son salon ou une paire de pantalon... Passez à la caisse et grattez votre ticket ! Un biscuit ? Une peluche ? Une automobile ? Suspens !! Collez vos vignettes, collectionnez vos coupons, peut-être aurez-vous droit au grand frisson ? Un tour de Grande Roue ou un voyage en Finlande ? Souriez et la chance vous sourira ! Cochez trois cases et déccode-reduc.jpgouvrez votre cadeau : reduc ou remise ? Voilà la question ! Et voilà votre bon, ne le perdez pas, ne l'oubliez pas, vous avez trois jours pour l'utiliser ! Courez, courez ! Demain votre jeton ne vaudra plus rien...

Que de bruit, que de vacarme, tentations d'inutiles objets, rêves imposés et brisés, délais dépassés... Rancœur et rancune. Fuyons !

 

Alors vous marchez tout droit et entrez en face : la salle est feutrée, les tapis assourdissent les pas... Ici tout vous repose. Et tout doucement, dans l'oreille, sur fond de douce berceuse on vous murmure : ne craignez rien, on s'occupefeuille-chomage.jpg de tout, on s'occupe de vous. De vos vélos, vos autos, vos bobos, vos tableaux. Un coup de fil, c'est si facile... Vous chômez, vous divorcez, vous accouchez ? Nous vous soutenons. Mais... Attention, attention !!! Y a pas de boulot mais chômez réglo ! Remplissez bien vos cases et tamponnez vos feuilles ! Un voleur, un braqueur, un arnaqueur ? Notre main dans la assurance-vie.jpgvôtre, fidèles à vos côtés... C'est si rare... ça n'a pas de prix ! Assurance scolaire, assurance scooter... Nous sommes là. Seulement... Attention, attention !!! Faites-vous caramboler malin ! Par un tacot bien assuré ! Dommages et intérêts... ça peut rapporter gros ! Pensez à rien, on pense pour vous... Tout peut arriver ! Un procès, une malfaçon ? Nous voici, nous voilà !  Mais... Attention, attention !!! Gare aux petits poissons qui n'ont pas de laine sur le dos ! Et aux très gros qui vous avaleront tout rond... Attaquez futé ! Un colis perdu, une carte volée ? Plus de soucis, vous êtes couverts ! Mais... Attention, attention !!! Soyez volé malin ! Dans votre auto plutôt que dans le métro ! Assurances obligatoires, assurances provisoires, assurances complémentaires, assurances particulières... Vosregle-du-jeu.jpg enfants, vos vieux jours, vos jours sans pain et vos nuits sans fin... Asseyez-vous, laissez-nous faire... mais assurez bien vos arrières ! Les études de vos jeunes, la dépendance de vos vieux... Assurez-vous, rassurez-vous ! Prélèvement automatique, vous n'aurez rien à faire... Votre vie, vos crédits, vos maladies, tout nous regarde, tout nous incombe, détendez-vous... Vous êtes seuls ? Nous serons toujours là... Auprès de vous, jusqu'à votre tombe. Mais... Attention, attention !!assurance-des.jpg! Aimez puis veuvez, mais suivez la règle du jeu ! Sans bague au doigt pas de pension ! Canyoning ou élastique pour faire monter l'adrénaline ? À vous de choisir, vous êtes libre ! Jouez ! Mais jouez tranquilles... Garantie obsèques, tout est inclus. Seulement... Attention, attention !!! Lisez-nous bien et soyez malin ! Accident ou maladie ? Maladie ou accident ? Ah ! Ah ! C'est que ce n'est pas la même chose... Vous n'aurez pas la même couverture !

 

Alors vous, brisant enfin la litanie, d'une petite voix mal assurée : « Mais je subirai pourtant la même froidure... ? » Tant pis pour vous ! Soyez malin, on vous dit ! Mourez à votre heure, mais mourez futé ! Dans votre lit ? Que pouic ! Mauvaise donne, mauvais jeu ! Un accident ! Voilà qui est bien joué ! Ah mais pas n'importe lequel, pas n'importe comment : en voiture, 45'000 euros, en transport en commun, 250'000 ! Mieux : un attentat !

« Ah bon... » soupire à nouveau votre petite voix... « Mais je serai pourtant mort pareil, mes enfants auront de pareils besoins... » Mais là n'est pas là question, chère Madame, cher Monsieur ! Nous sommes des gens sérieux : statistiques, taux de décès, pourcentages d'incapacité, c'est une question de probabilités ! De risque par kilomètre statistiques.jpgparcouru ! De ratio coût/séquelle/espérance de vie. En avion vous êtes mort à tous les coups ! Bingo ! Pas de handicaps, ça coûte moins cher, on peut donc vous donner plus... Répartition horizontale : martingale gagnante ! Forcément, c'est pas donné à tous les coups... Mais ne soyez pas déçu : un accident de voiture, c'est pas mal non plus... Vous auriez pu tirer plus mauvais lot, mourir d'un cancer ou de froid dans la rue...Vous comprenez ? Trop compliqué ? Laissez-nous faire... Assureur, c'est un métier ! Nous avons le savoir-faire... Allez, allez ! Qui dit mieux ? Deux mois gratuits ? Top là ! Deux mois gratuits et un stylo tout neuf ! Signez ! Signez là ! Bravo, merci et... Bonne chance !

 

Las...! Vforex2.jpgous avez signé... Prélèvement automatique, il faudra assurer. Allez, allez ! Souriez, la vie est belle !  Et levez les yeux : que voyez-vous ? Là, dans la salle du milieu ? Cliquez et entrez ! Apprenez à trader gratuitement ! forex.jpgGagnez 3000 euros avec 100 euros de mise ! Dans une heure vous serez prêt à commencer ! Le Forex en dix leçons ! Multipliez vos gains même quand vous dormez ! Une nouvelle vie vous attend, une vie de gagnant ! Marché des changes, ventes à terme, carry trade n'auront plus de secrets pour vous ! Misez sur la dette portugaise ! Pariez sur le dollar ! Achetez de l'or, vendez du yen ! Chute du pétrole, hausse de l'uranium ! Confortez vos positions, rien ne va plus ! Prises de bénéfices, et on relance... Boum sur les matières premières ! N'hésitez plus !

golden-women.jpgEt votre petite voix qui mumure, si doucement qu'on ne vous entend plus... Pardon ? Comment ? Que dites-vous ? Travailler plus pour gagner plus ? Has been ! Terminé ! Aujourd'hui, le golden boy, c'est vous ! Entrez, entrez dans le monde des gagnants ! Trop gros pour vous ? Peur de perdre ? Allons, allons, ne vous découragez pas... Jouez quand même... Il y a une solution pour tous ! Qui ne risque rien n'a rien ! Jouez petit, mais jouez ! Avec 2 euros faites sauter la banque ! Tiercé, quarté, quinté+ ! Longchamp comme si vous y étiez ! Poker eloto.jpgn ligne ou paris en live : coupe du monde, élections, météo, faites vos jeux ! Le bookmaker est au bout de votre souris, le jackpot au bout de vos doigts ! Grattez ou cochez, au choix ! Multipliez vos chances : jouez au bingo et gagnez des tickets de loto ! Tentez l'euromillion et venez tourner la roue de la fortune ! Perdu ? Recommencez et gardez l'espoir qui fait vivre ! Avec notre nouveau jeu tout est possible : même quand on perd, on gagne encore !!!

 

La tête vous tourne ? Pourtant... Vous voilà au seuil d'un monde presque parfait, un monde sans discrimination, parce que, n'est-ce pas... La chance appartient à tout le monde !

Entrons.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:54

 

Scandale sur la 2 ! Ce 15 octobre, Jean-Paul Guerlain interrogé par Élise Lucet parle de la genèse de Samsara. Samsara.jpegAmusant... Samsara, le cycle des réincarnations, sans début et sans fin, sans Genèse et sans Apocalypse... D'un parfum éternel dont le 33ème essai signa la perfection – tant qu'à faire dans le symbolique, puisqu'il faut voir du sens même là où il n'y en n'a pas, n'y aurait-il pas là un clin d'œil maçonnique ? - qui naquit pour l'amour d'une femme et que l'on devrait tuer pour la haine prêtée à l'homme qui l'enfanta... Haine raciste, la pire en ces temps d'in-différence...

Et la toile pousse son cri : Boycottons Guerlain !

 

Jean-Paul-Guerlain.jpegDonc, voilà notre homme, détendu et souriant, plongé dans ses souvenirs : une femme qui ne se parfumait pas, ou si peu, et qu'il voulait envelopper de la plus douce senteur, un parfum fait pour elle : du jasmin, de la rose, du santal... Chine, Inde et Proche-Orient pour un parfum français.

Mais depuis l'inénarrable BHL, on sait ce que vaut tout ce qui est français, et même le plus suave des parfums ne peut masquer longtemps l'odeur nauséabonde qui se dégage. La preuve en est donc une fois de plus donnée : Monsieur Guerlain pue. D'ailleurs SOS-Racisme - qui se souvient des odeurs de Chirac - va s'occuper de lui, aidé, une fois n'est pas coutume, par le CRAN, pâle copie du CRIF. Ça y est, on va dire que moi aussi je suis raciste. Et antisémite pourquoi pas. Parce que dire que le CRAN est pâle c'est nier sa négritude et c'est, de plus, le traiter de faible, enfin de plus faible que le CRIF, et dire cela c'est dire que le CRIF est puissant, et donc... Bref, on ne s'en sort pas, et finalement tout le monde ferait mieux de se taire.

 

Ainsi, Monsieur Guerlain aurait mieux fait de se taire, plutôt que de se laisser aller là, devant tous les Français à l'heurebouche-scotch.jpeg du déjeuner, à réveiller ses vieilles amours jusqu'à en oublier qu'il n'était pas seul à rêvasser à haute voix. Il aurait dû fermer sa bouche, mais pas Madame Lucet qui elle, justement, se tait au lieu de sauter sur sa chaise, de le harponner, de le chasser, les yeux foudroyants et le verbe outré, avant de revenir dignement devant ses téléspectateurs, excusant ses érucations bien compréhensibles, son devoir d'assainissement du PAF accompli... Non, au lieu de cela, elle sourit, et même à bien écouter, on se demande si elle ne rit pas un peu... Simple politesse devant une blague maladroite ? Non, non, vous verrez qu'elle ne s'en tirera pas à si bon compte. Forcément, elle adhère, elle est complice, il a dit tout haut ce qu'elle pense tout bas, ce que les Français pensent tout bas, enfin les français d'en bas, ceux avec un petit f, les français beaufs, les français franchouillards, quoi ! Donc, lui aurait dû se taire, et elle n'aurait pas dû, mais lui, emporté par ses souvenirs se laisse aller à montrer son âme à nu, ses sentiments en vrac sans prendre la peine de les filtrer, les vannes sont ouvertes et ses tripes coulent, mêlant son amour d'une femme et sa haine des noirs.

Qu'ils disent.

 

Parce que c'est bien ça que l'on lit sur les papiers de la toile, forums et commentaires. Ça et même plus. Allez ! Je vous en jette quelques uns à la pelle :

odeur-nauseabonde.jpeg

 

 

  • « cet ancien PDG, se fait l'écho d'une pensée nauséabonde qui assimile une couleur de peau...»

 

  • « laisser dire aujourd'hui c'est laisser faire demain »

 

  • « tant que l'on aura l'habitude de pardonner ces raccourcis intellectuels et de les relayer dans les médias sans une condamnation ferme et volontairement sévère, la masse et son "élite" continueront de vomir des propos... »esclavage.jpg

 

  • « "Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé" est l'équivalent de "je ne sais pas si les esclaves ont toujours tellement travaillé"...quelque part c'est un négationniste de l'esclavage »

 

  • « s'il avait dit "je ne sais pas si les juifs ont tellement souffert", tous les français seraient en train de manifester. »

 

 

Eh bien voilà, tout est là ou presque ! Concurrence victimaire en prime : que le CRAN fasse comme le CRIF et les français passeront leur temps à manifester, non plus pour leurs petites retraites, à ces beaufs franchouillards racistes et égoïstes, mais pour des sujets plus nobles, et surtout plus impératifs, parce que sinon demain... D'ailleurs une association groupusculaire de Villiers-le-Bel – tout un symbole ! - appelle à manifester devant le bâtiment de France 2. Qui quoi ? Aurait dû prévoir ? Savoir que son invité allait "déraper" ? Le ligoter à la sortie et le livrer illico aux Autout-le-gateau.jpegtorités ? Le forcer à faire son mea culpa, là tout-de-suite, se courber et implorer le pardon du peuple ? Limoger Élise Lucet pour son silence ? On ne sait trop... Mais manifestons contre le racisme ! Tout est bon là-dedans et ça ne mange pas de pain... Petite association qui par ailleurs a elle aussi déposé plainte : il ne faudrait quand même pas laisser tout le gâteau aux grosses, fussent-elles sœurs aînées.

 

toile-internet.jpegMais partant une nouvelle fois à la pêche, on trouve très vite de plus belles perles encore, comme celle-ci que j'ai gardée pour la fin :

 

  • « J'ai déjà la nausée rien qu'à imaginer si, dans la foulée il avait dû se prononcer sur la 2nde Guerre Mondiale et les chambres a gaz... »

 

Cette fois, nous y sommes ! Paf ! Direct de Samsara au ZyklonB ! Parce que sinon demain... LES CHAMBRES À GAZ ! Mais que ferait-on sans elles aujourd'hui... ? Nos ancêtres craignaient l'enfer et priaient pour le salut de leurs âmes. Nous, nous vivons sous le spectre de la Shoah ; devenue l'étalon de notre moralité, elle nous sert tout à la fois de guide et d'épouvantail, et est ainsi appelée à la rescousse chaque fois qu'il nous faut juger. Si le lien est court, l'opprobre sera terrible. Et pour Monsieur Guerlain, le lien est très court...

 

 

Mais ce fil, qui le relie à Auschwitz, est peut-être plus direct encore. Plus direct mais moins audible dans l'air du temps d'aujourd'hui. Et peut-être est-il bien un négationniste. Car qu'a-t-il dit, dans le fond ? « Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. » En disant cela il a dit deux choses : qu'il avait beaucoup travaillé et que ce n'était pas son habitude. Il avoue donc ne pas travailler trop, laissant à penser que cela ne représente pas une tare pour lui, que c'est même plutôt bien de ne rien faire, et que ces pauvres nègres... On peut alors imaginer qu'il a eu à cet instant, comme un danse-africaine.jpegéclair, l'image des Africains palabrant sous les palétuviers, dansant au son des tams-tams, quelque chose qui le chiffonnait, le sentiment d'une contradiction, et il ajoute maladroitement : « Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé ». C'est tout un flot d'idées qui se bousculent dans son esprit : le rappel que l'expression « travailler comme un nègre » n'est pas intrinsèque "aux nègres", que cette image n'est pas leur : qu'on la leur a imposée en leur imposant l'esclavage. Laissés libres, ils travaillent pour ce dont ils ont besoin pour vivre, mais pas au-delà, la création de biens n'est pas le but de leurafricains.jpeg existence... Est-ce un mal ? Il remet ainsi les choses à leur place, il se veut honnête : les nègres n'ont pas toujours tellement travaillé. Et heureusement pour eux : ils n'ont pas toujours été esclaves. Et heureusement pour eux : ils ont d'autres valeurs dans la vie. Et heureusement pour moi : car moi non plus je n'ai pas toujours tellement travaillé, et je peux donc ne pas m'en sentir coupable.

Voilà ce qu'il nous dit.

 

Alors, à l'heure où l'abondance de biens éphémères est érigée en dogme malgré l'évidente destruction qu'elle engendre - condition de l'équilibre économique au détriment de celui de la planète, pourvoyeuse du bonheur du consommateur au détriment de celui du producteur – à l'heure où les français manifestent pour la sauvegarde de l'âgeArbeit-macht-frei.jpeg de leur retraite pour pouvoir encore profiter un peu de la vie avant de la quitter, à l'heure où les maladies dues au stress sont de plus en plus fréquentes, à l'heure où l'on se suicide sur le lieu de son travail, ne pourrait-on pas se poser la question : et si "les nègres" avaient raison ? Et si Monsieur Guerlain n'avait fait que de nous rappeler que parfois Arbeit macht nicht frei ?

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 22:48

 

Maurice AllaisLe 9.10.10, s'éteignait à l'âge de 99 ans, Maurice Allais, prix Nobel d'économie de 1988.

 

Le surlendemain, le comité suédois attribuait ce même prix Nobel à trois chercheurs, deux américains – dont l'un a été le professeur au MIT de Ben Bernanke, actuel président de la Fed - et un britannique, pour leurs travaux sur l'influence de l'ajustement entre offre et demande sur certains marchés, en particulier le marché du travail. Selon eux, il existe des frictions entre les acheteurs potentiels d'un bien et les vendeurs de ce même bien, freinant la réalisation de leur volonté, pourtant commune, que l'échange ait lieu. Cette friction se retrouve dans l'ensemble des marchés existants, y compris dans le marché du travail, et prend en particulier la forme de la protection sociale du chômeur. C'est ainsi qu'on nous explique que "plus les allocations chômage sont importantes, plus le taux de chômage est élevé et la durée de recherche est longue".  On sait que le système économique a besoin d'un certain taux de chômage, appelé taux de chômage optimal, pour permettre à la machine de tourner sans heurts. Cette masse de travailleurs sans emploi est un vivier dans lequel peut puiser les entreprises, mais aussi la condition nécessaire à la souplesse d'un marché du travail que l'on veut dynamique, pour autant que cette masse – parce qu'on lui donne les moyens de continuer à vivre à peu près décemment - reste apte au travail, physiquement et mentalement. Elle est donc un rouage essentiel à la machine économique, et l'indemnisation des chômeurs est alors comparable à l'huile que l'on met dans les moteurs pour éviter qu'ils se grippent. Lafriction,telle qu'elle est vue par notre trio gagnant, serait donc un trop-plein de cette graisse mise dans le système pour permettre aux travailleurs sans emploi de maintenir leurs forces productives en attendant d'en retrouver un à la hauteur de leurs compétences et de leurs désirs. Mais c'est là que le bât blesse : pour faire coïncider les offres d'emplois aux demandes, puisqu'on ne peut modifier les postes qui doivent être pourvus, il faut modifier les critères du travailleur sans emploi. Et l'une des façons de le forcer à modifier ses critères rapidement est de le prendre à la gorge, de rapprocher le mur qui le fera tomber hors de l'assurance-chômage, ou que ses indemnités soient si faibles qu'il ne puisse faire face à ses obligations, bref, qu'il devienne plus flexible encore et se loge dans le trou qu'on lui demande d'occuper et non dans celui qui serait à sa juste mesure. Et s'il refuse encore, tant pis ou tant mieux, puisqu'il sortira des statistiques, réduisant le taux de chômage visible. "De la graisse, oui, mais pas trop"semblent dire nos économistes. Et c'est ainsi parce que l'huile est trop grasse que le travailleur ne renonce pas assez vite à ses 'prétentions', qu'il ne veut pas rentrer dans le trou, et qu'elle devient cause de cesfrictionsdénoncées par nos Nobel 2010.  

 

C'est donc le système social qui serait la cause d'un trop fort chômage au regard du ratio offres d'emploi/travailleurs sans emploi. Depuis l'angle de vue libéral choisi par nos chercheurs, c'est vrai. Mathématiquement il n'y a rien à dire. Il n'y qu'à pousser les billes dans les trous. Avec le moins de frictions possibles...

 

À la veille de leur couronnement mourait donc Marcel Allais. Polytechnicien, il passa de la physique – il observa des déviations du plan d'oscillation d'un pendule, anomalie qui porte son nom, l'effet Allais, et suggéra que son origine était due à une anisotropie de l'espace - à l'économie, poussé par les questions posées par la Grande dépression qui suivi le krach de 29 et par les troubles sociaux de 1936 en France. Le début de sa carrière le voit aux côtés des chantres du libéralisme, en particulier lors de sa participation en 1947, avec Friedrich Hayek, Ludwig von Mises et Milton Friedman, à la création de la Société du Mont Pèlerin - en partie financée par le haut-patronat suisse - qui face au keynesianisme (État-providence) de l'après-guerre, veut promouvoir un État non interventionniste en matière économique. En 1988, il reçoit le prix Nobel pour sa théorie des marchés et l'utilisation efficace des ressources. Mais à partir de 1994, il abandonne les théories reaganiennes, dénonce les politiques libre-échangistes et montre qu'il y a à partir de 1974 une nette cassure sur les courbes du chômage, du taux de croissance et du PIB par habitant (diminution de 30 à 50% selon les pays), cassure qu'il attribue à l'abandon de la préférence communautaire décidée par Bruxelles à cette date-là. En 2009 il dénonce ce qu'il appelle « l'aveuglement de la logique néolibérale et de la libéralisation totale du commerce international » et plaide pour un « protectionnisme éclairé ». Il alerte sur la destruction de l’agriculture et de l’industrie, sources profondes du chômage français, et en appelle à des solidarités régionales. "Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-même dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne", accuse t-il. "Un écart de salaire élevé, aussi extrême qu’un rapport de un à six par exemple, n’est pas supportable sur le long terme par les entreprises des pays où le revenu est plus élevé."

 

Il se voulait à la fois libéral et socialiste, libéral pour optimiser la production de la richesse, socialiste pour l'équité de la redistribution de cette même richesse : "le libéralisme ne saurait être un laisse-faire" disait-il tout récemment. Après le récent G20 réuni pour trouver une « solution » à la crise, qui met en garde contre une « montée du protectionnisme », il réagit dans un article paru dans Marianne en décembre 20091 en établissant une différence entre deux sortes de protectionnismes : "dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire. C’est en particulier le cas à propos de la Chine, avec laquelle il est fou d’avoir supprimé les protections douanières aux frontières. Mais c’est aussi vrai avec des pays plus proches, y compris au sein même de l’Europe. Il suffit au lecteur de s’interroger sur la manière éventuelle de lutter contre des coûts de fabrication cinq ou dix fois moindres – si ce n’est des écarts plus importants encore – pour constater que la concurrence n’est pas viable dans la grande majorité des cas.".Il poursuit en proposant sous forme de boutade de délocaliser Pascal Lamy, le maître de l'OMC !

Plus sérieusement, il avertit que si aucune limite n'est posée on verra une augmentation de la destruction d'emploi et une croissance dramatique du chômage et informe le lecteur que s'il voulait bien "reprendre mes analyses du chômage, telles que je les ai publiées dans les deux dernières décennies, il constaterait que les événements que nous vivons y ont été non seulement annoncés mais décrits en détail. Pourtant, ils n’ont bénéficié que d’un écho de plus en plus limité dans la grande presse. Ce silence conduit à s’interroger."

 

Effectivement, alors que Maurice Allais avertissait depuis dix ans qu'une crise sérieuse se profilait à l'horizon, il n'était invité sur aucun plateau de télévision, malgré ses efforts pour se faire entendre. Aujourd'hui que la crise est là, ce sont toujours les mêmes experts qui sont invités, nous dit-il : ceux qui se trompent ou trompent leurs auditeurs. Il met cette volonté de laisser les Français dans l'ignorance des causes réelles de la crise économique sur le compte des intérêts particuliers des multinationales qui sont "les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d’un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu’il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale".

 

En mai dernier, à l'âge de 99 ans, il écrivait encore un article, dans Réalités Industrielles, sur « Les causes véritables du chômage » dans lequel il pointait du doigt les responsabilités d’un système global, celui né de "la conséquence de la libéralisation inconsidérée du commerce international."

 

Apparemment il n'avait pas lu les travaux de nos trois primés sur les frictions du marché de l'emploi...

 

S'il était là aujourd'hui, peut-être ne parlerait-il pas du silence qui entoure sa parole, mais bien du bruit intempestif que vient d'émettre un comité de moins en moins indépendant, qui sur fond de crise et de désarroi, couronne trois compères  montrant du doigt le pauvre pécule de survie du chômeur, étouffant plus encore la vision humaniste d'un homme qui venait de rendre son dernier soupir.

 

 

1. http://osonsallais.wordpress.com/2009/12/16/contre-les-tabous-indiscutes-marianne-051209/

 

 

confitures.jpegEt parce qu'il plaçait l'homme avant les chiffres, je dépose ici à sa mémoire ce petit texte que j'affectionne particulièrement, et qui fut composé en cette année 1936 dont les révoltes populaires motivèrent l'inflexion de sa carrière :

 

 

 

Les Confitures

 

Le jour que nous reçûmes la visite de l'économiste, nous faisions justement nos confitures de cassis, de groseille et de framboise.

L'économiste, aussitôt, commença de m'expliquer avec toutes sortes de mots, de chiffres et de formules, que nous avions le plus grand tort de faire nos confitures nous-mêmes, que c'était une coutume du moyen-âge, que, vu le prix du sucre, du feu, des pots et surtout de notre temps, nous avions tout avantage à manger les bonnes conserves qui nous viennent des usines, que la question semblait tranchée, que, bientôt, personne au monde ne commettrait plus
jamais pareille faute économique.

- Attendez, monsieur! m'écriai-je. Le marchand me vendra-t-il ce que je tiens pour le meilleur et le principal ?

- Quoi donc? Fit l'économiste.

- Mais l'odeur, monsieur, l'odeur! Respirez : la maison toute entière est embaumée. Comme le monde serait triste sans l'odeur des confitures!

L'économiste, à ces mots, ouvrit des yeux d'herbivore. Je commençais de m'enflammer.

- Ici, monsieur, lui dis-je, nous faisons nos confitures uniquement pour le parfum. Le reste n'a pas d'importance. Quand les confitures sont faites, eh bien! Monsieur, nous les jetons.

J'ai dit cela dans un grand mouvement lyrique et pour éblouir le savant. Ce n'est pas tout à fait vrai. Nous mangeons nos confitures, en souvenir de leur parfum.

 

GEORGES DUHAMEL,
(Fables de mon Jardin
Mercure de France, Paris, 1936)

 

 

 

 

 

 





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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:46

 

 

Dans le dernier numéro (n° 266, mai-juin 2010) de Valeurs mutualistes, la revue de la MGEN, un article sur l'identité nationale - article sans intérêt sur lequel je ne m'attarderai pas - nous montre un échantillonnage de Français applaudissant à la mise à la poubelle de la nation française.nation-poubelle-2.jpg

 

La société marchande ne définit plus l'homme que par son rapport à l'objet, à sa capacité à l'acquérir, au « style » que celui-ci en retour lui donne, et l'individualisation qui en découle lui ôte tout déterminisme pour ne lui laisser que le « libre choix » de son identité. « Je suis femme et française si je le veux, catholique ou bouddhiste selon mon humeur, hétéro, homo, bi, tout cela a la même valeur (quel vilain mot d'ailleurs !), je parle toutes les langues et même celle que j'invente, je suis grundge, fashion ou sport, moi et moi seule peut me définir ». Ainsi, l'homme désincarné, nomade non seulement géographiquement mais aussi dans son identité, acquière-t-il la flexibilité que lui demande le Capital, aussi bien pour se soumettre au marché du travail que pour modeler ses désirs selon « l'offre du moment », celle de la mode ou de la dernière publicité.

 

Et la nation dans tout cela ? Eh bien la nation, c'est celle qui vous ancre, dans une histoire, des codes, une loi, une culture, une façon d'être et une langue parfois, c'est celle qui fait, qu'au-delà de votre corps et de votre histoire propre, vous appartenez à un lieu, à une communauté qui transcende toutes les autres, et qui, si elle possède une identité nationale, ne peut être la vôtre sans une adhésion qui vous constitue bien au-delà d'une carte d'identité. Cette adhésion, si elle ne vous est pas constitutive par la naissance et le milieu dans lequel vous avez baigné depuis tout petit, sera difficile à acquérir. Elle prendra du temps. Mais l'homme nomade n'a pas le temps : il est souple et libre, citoyen d'ici aujourd'hui, de là-bas demain, son vote et ses actions ne sont déterminés que par l'immédiateté des conséquences de ses choix : plus tard, il sera ailleurs... Et lui-même sera autre peut-être...

 

Alors si la nation doit être sans identité pour y intégrer plus facilement l'homme flexible, citoyen-voyageur, à quoi bon la nation ? Autant la jeter à la poubelle ! Quelques institutions administratives suffiront...

 

C'est pourtant elle, la nation, parce qu'elle fédère en son sein une communauté au-delà des clivages identitaires personnels, qui a permis de constituer ce que l'on peut considérer comme le stade suprême du mutualisme : la solidarité nationale incarnée par la Sécurité Sociale et les services publics, et que « Valeurs mutualistes » jette par-dessus bord, au prétexte que l'identité ne se résume pas à la question seule question nationale. Il serait peut-être temps pour cette revue de changer de titre...

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 13:26

 

Lorsqu'il y a plus de trente ans, les mouvements de gauche ont abandonné la défense du petit peuple, ils ont enfourché, entre autres montures, celle de l'immigré. Au nom de l'anti-racisme, et en dépit de la concurrence que cette immigration faisait peser sur les salaires de la classe sociale la plus basse qu'il étaient censés représenter, il fallait ouvrir la porte et les bras de la France pour accueillir une population bigarrée qui amenait dans ses bagages des djambés pour plaire aux animateurs de quartiers et une forte natalité pour plaire aux statisticiens soucieux de l'avenir de nos retraites. Tout allait bien...

 

valiseMais petit à petit, tapie dans les valises de ces nouveaux arrivants, se fit jour ce qui pour nos humanistes sans âme, a dû claquer comme une trahison : quoi ? nous les avons accueillis, divertis, invités jusque dans nos lits, nous leur avons montré la civilisation, la vraie, celle des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté, et les voilà qui veulent nous imposer par La Mecque ce que nous avions enfin réussi à repousser jusqu'à Rome : Dieu dans nos rues !

Eh oui ! C'est que l'immigré est majoritairement arabe ou africain, et que beaucoup de ceux-ci sont musulmans... Et chez eux, pas de Vatican II, pas de laïcité, pas de sphère privée, Dieu vit avec eux, ou plutôt ils vivent avec Lui. Tous les jours. Et ça se voit. Aie !

 

Et c'est ainsi, que haïssant les conséquences des causes qu'ils chérissent, les gauchistes, et plus largement le nouveau peuple de gauche, qui voit toujours en l'arabe un frère à défendre contre un supposé beauf raciste, s'est mis à voir string.jpgdans musulman-en-priere.jpegle musulman un dangereux extrémiste réactionnaire, qui cache les cheveux de sa femme au lieu de lui permettre de montrer sa raie culière soulignée d'un string chaque fois qu'elle se baisse, invoque Allah cinq fois par jour, et refuse le dogme matérialiste qui a permis de passer du tout matière au tout marchandise. Un nouveau "fasciste" donc qui valait bien un néologisme : un islamo-fasciste.

Schizophrénie ?

 

Et c'est encore ainsi qu'en ce jour du 5 juin 2010, où des manifestations dans toute la France étaient supposées rassembler les français révoltés par l'agression israélienne contre la Flottille de la Liberté, révoltés par la mort de neuf militants turcs, certainement croyants musulmans puisque membres de l'IHH, organisation humanitaire turque qualifiée par nos medias d' "islamiste", il a fallu que Mélenchon, celui qui veut rassembler la gauche dans un Front Melanchon.jpegpas national, soit si insupporté par la présence d'organisations religieuses, en clair de musulmans qui ne cachent pas leur foi sous leurs djellabas comme il a réussi, avec ses amis laïcards, à l'imposer aux chrétiens qui cachent leurs croix sous leurs manteaux, si insupporté donc, qu'il a QUITTÉ LE CORTÈGE !

Pour un rassembleur, il fallait le faire...

 

Et moi je vois, telles des Erynies, les âmes encore lourdes de glaise humaine parce qu'à peine envolées, alourdies Eryniesencore par la bêtise et la haine dont ils sont morts et qu'ils retrouvent ainsi jusque dans les cortèges à leur mémoire, bêtise et haine incarnées dans un Mélenchon, oui je vois les âmes de ces martyrs musulmans morts pour leurs frères, le suivre en bourdonnant... et je souhaite, j'espère même, que dis-je ? je PRIE pour qu'il les entende bourdonner et le tourmenter.

Et que le diable l'emporte !

 

 

 

 

Dogan-Furkan.jpgÀ la mémoire de Dogan et de ses compagnons musulmans, victimes du sectarisme sioniste, dont un Mélenchon semble d'inspirer.

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