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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 19:00

Il y a quelques jours on apprenait que selon l’enquête annuelle du cabinet Price Waterhouse Coopers la France, sur le plan de la pression fiscale des entreprises, restait en queue de peloton, occupant le 165ème rang sur 183. Selon cette étude qui a été réalisée pour le compte de la Banque mondiale (je croyais que le but de la BM c'était « d'œuvrer pour un monde sans pauvreté » - c'est pas moi qui le dis c'est sur la bannière de leur site – et pas d'organiser la course au libéralisme), les impôts, les taxes et les cotisations sociales patronales absorbent 65,8% du bénéfice avant prélèvements. Alors je vais chercher le document sur le net et je regarde le « score » d'un pays que je connais bien, la Suisse : 37ème ! Ah oui, belle place que doit envier la France ! Pourtant, en Suisse, le coût global du travail n'est pas inférieur à celui de la France car les salaires sont plus élevés et heureusement, parce qu'il n'y pas de Sécurité Sociale et que les assurances maladies sont privées et chères. Le coût pour l'entreprise n'est donc pas moindre.  Quelle malhonnêteté ! Parce que mettre dans le même paquet appelé « prélèvements » les impôts et les cotisations sociales sans parler ni des salaires ni de l'utilisation de l'argent prélevé, c'est comme dire qu'un chewing-gum sans sucre c'est mieux qu'un bol de riz parce que ça fait moins grossir, sans jamais parler des apports nutritifs de l'un et de l'autre... et on s'étonnera ensuite, quand le pauvre gosse, nourri au chewing-gum par une mère naïve et trop confiante, aura crevé !


Alors, pourquoi faire ces classements ? Pour stigmatiser les États qui jouent encore un peu leur rôle - à savoir protéger les plus faibles de la guerre du tous contre tous - ceux qui n'ont pas encore adopté suffisamment le credo de la Banque mondiale et du FMI, véritables torpilles du libéralisme qui veulent l'imposer au monde de gré ou de force. De force par le chantage au prêt dans les pays pauvres, et de gré dans les pays riches et « démocrates » par la propagande !

 

À côté de cela on apprenait que le gonflement de la dette des États est tel que ça pourrait bien être la prochaine bulle. Selon l'OCDE, les 30 pays les plus avancés du globe verront leur dette grimper jusqu'à 100% de leur richesse produite en 2010, signalant le quasi-doublement de leur endettement en vingt ans. Le Japon verra sa dette publique flirter avec les 200% de son PIB, suivi par l'Italie (127,3%). Dubaï est déjà en cessation de payement. Au niveau mondial, la dette publique a gonflé de près de 45% entre 2007 et 2010, soit une hausse de 15.300 milliards de dollars qui représente plus de 100 fois le coût du Plan Marshall lancé après-guerre par les États-Unis pour aider à la reconstruction de l'Europe !

 

Malgré la méthode Coué, méthode favorite de Madame Lagarde, plus personne n'ose vraiment croire à un retour suffisant de la croissance pour combler les trous. Laisser filer – doucement - l'inflation qui permet de résorber les dettes est une politique que ne peuvent évidemment pas accepter ceux qui détiennent le capital - en gros les banques - ni ceux qui nous gouvernent puisque ce sont les mêmes.

 

Écoutons donc leurs porte-voix : « si les marchés venaient à douter de la capacité de remboursement des États développés, ils pourraient se détourner de leurs titres publics et assécher leur circuit d'approvisionnement en argent frais" nous dit l'un et "si la dette continue à grimper, on peut très bien imaginer qu'un pays ait du mal à se financer", nous dit l'autre. "Un cercle vicieux pourrait s'enclencher, contraints de relever les intérêts qu'ils payent à leurs créanciers, les États verraient la charge de la dette s'alourdir et pourraient s'endetter de nouveau pour y faire face, c'est cela qui rend la dette explosive" nous met en garde un troisième... Un quatrième nous montre la voie : "l'heure est aujourd'hui à rassurer les marchés en indiquant à l'avance les réductions de dépenses publiques et augmentations d'impôts que les États envisagent à l'avenir".

Réductions de dépenses et augmentations d'impôts pour payer quoi ? La dette ? Même pas... Les intérêts de la dette !

Et rassurer les marchés !

Tout est dit. Pour ceux qui n'auraient pas encore vu clair, disons-le donc plus clairement encore : les États sont entre les mains du Marché.

Ce même Marché qui via la Banque Mondiale distribue les bons points aux États qui taxent peu les entreprises. Alors, qui va subir les « augmentations d'impôts que les États envisagent à l'avenir », en plus de subir les réductions des dépenses publiques ? Qui à votre avis ? Vous et moi. J'ai beau me retourner, regarder à gauche, regarder à droite, je ne vois personne d'autre. Il ne reste que vous et moi. Et pour être sûr que ni vous ni moi ne pourrons y échapper en se délocalisant (des fois qu'il nous prendrait l'idée de faire comme eux !), la taxe sera mondiale. Et verte.

Alors que la seule solution est d'ôter aux banques le pouvoir illégitime que des traîtres d'État leur ont donné, à savoir celui de créer la monnaie et d'en tirer profit par l'usure, 392458 moutons ont déjà signé l'Ultimatum Climatique pour sauver la planète...

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Published by nouvelle_lune - dans Économie
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miyamoto 11/04/2010 21:32


Ce n'est pas ce que dit le Figaro en matière de presson fiscale. La France serait un des pays les moins accueillants.


buy dissertation 02/12/2009 10:32


Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!


nouvelle_lune 02/12/2009 11:04


Thank you for your encouragement !


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