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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 12:56

 


L'autre soir j'étais chez ma vieille copine un peu baba, un peu gauchiste; on parle de tout, on parle de rien et on arrive sur le sujet des élections européennes à venir. « Je soutiens Dieudonné » que je lui fais. Elle ce serait plutôt Bové, parce que Dieudonné... l'inévitable question arrive : « quand même, il y a eu le Zénith, alors comment peux-tu intellectuellement soutenir quelqu'un qui fréquente Faurisson ? »

J'ai commencé à lui répondre, et puis les enfants sont arrivés, on a été coupées, et on a parlé d'autre chose. Mais j'ai continué à y penser, je voulais lui expliquer, les mots, les phrases tournaient dans ma tête. Il me faut y revenir... Je me suis imaginée, en face de Faurisson, qu'est-ce que je ferais si on me le présentait... Je lui serrerais la main ? Je ferme les yeux et je me regarde : oui, je lui serre la main... Pourquoi je ne sais pas encore, ce n'est pas une réponse intellectuelle, ça me semble juste naturel, simplement humain, pourtant je sais que beaucoup crieraient au scandale... Ils n'ont pas besoin de s'expliquer, tout le troupeau est derrière eux. Moi je risque d'être bien seule sur le bas-côté de la route, mais je resterai là, je ne suivrai pas le troupeau, et puisque la question m'a été posée...


Ma chère amie... Comment te faire comprendre ? D'abord une précision, Dieudonné ne "soutient" pas Faurisson, il reconnaît son droit à la parole et en a fait le symbole de la censure qu'il dénonce et dont il a été victime lui-même. Ne crois pas que je me défausse en appelant Voltaire à la rescousse, paravent trop souvent utilisé par ceux-là même qui le brandissent pour mieux faire accepter les limites qu'ils posent immédiatement derrière. J'irai donc plus loin et te dirai que non seulement je soutiens Dieudonné qui serre la main à Faurisson mais si l'occasion se présentait, je lui serrerais la main moi-même, et je vais tenter de te faire comprendre pourquoi cela me semble juste.


D'abord, pour poser le décor précisons que jusqu'à cette scène du Zénith, je ne connaissais de Faurisson que son nom, associé bien sûr à l'outrage suprême : négationniste !

Alors la curiosité m'a poussée à en savoir un peu plus : je suis tombée sur une conférence où il expose ses thèses sur les chambres à gaz. Je vois un petit bonhomme au parler lent qui essaye de démontrer scientifiquement que des chambres à gaz non étanches ne pouvaient pas fonctionner sans mettre en grand danger les personnes alentour, en premier lieu les ouvriers de ces basses œuvres. Je suis une scientifique, tu le sais, alors cette approche me convient, je voudrais en savoir plus, j'essaye de trouver la faille, je me dis qu'il faudrait pouvoir faire le test en grandeur réelle, voir s'il y a des émanations toxiques à l'extérieur, en quelles concentrations, doser ce qu'il reste de gaz cyanhydrique à l'intérieur des chambres après une heure, deux heures... Ces concentrations sont-elles encore létales, sont-elles explosives ? Faurisson nous parle des récupérateurs de cadavres qui entreraient avec une cigarette à la bouche dans les chambres, mettant cela dans le panier de l'irrecevabilité de la thèse des chambres à gaz... Pourtant c'est un stratagème bien connu des chimistes : le gaz cyanhydrique à faible concentration n'est pas toujours détectable pour un nez pas très fin. Mêlé à la fumée de tabac, il dégage une odeur caractéristique. Alors cette histoire de cigarette serait plutôt à mettre dans le panier des preuves de l'utilisation du ZyklonB... Enfin, je ne sais pas, je me dis qu'il faudrait creuser la chose... Pareil pour les chambres froides, il dit qu'elles n'ont pas été faites pour ce que l'on en dit, que leur taille devrait être différente pour rendre aisée la manipulation des cadavres, mais cet argument ne tient pas si l'on considère qu'effectivement elles n'ont pas été faites dans ce but mais détournées de leur utilisation première : ce n'est pas parce que mon canapé n'est pas un lit, qu'il n'a pas été fait pour que je m'y couche, que je ne peux pas dormir dedans... Enfin, j'aurais aimé qu'il y ait un débat, des tests, que tout doute puisse être levé, les chiffres discutés - pas par moi, j'ai d'autres chats à fouetter et ce n'est pas mon métier - mais le fait même que ce soit impossible ne fait qu'alimenter la suspicion... Alors pourquoi interdire le doute ? Pourquoi en faire un tabou ?


 

Puisque tu me demandes comment je peux intellectuellement soutenir, moi je te demande comment peut-on intellectuellement accepter la célèbre phrase de Vidal-Naquet :
« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu.[...] Il n'y a pas, il ne peut pas y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz. »

Parce que moi, intellectuellement, cela ne me convient pas.


Vingt millions de morts en Union soviétique, deux cent cinquante mille à Hiroshima, dix, quinze, vingt millions d'Indiens aux Amériques, dix, vingt, trente millions de victimes des différentes traites négrières, on en discute, on compte et on recompte, chacun est libre de donner son estimation, et personne n'est le diable, si basse soit-elle.


Mais Faurisson est le diable. Je le regarde, cornu, les pieds fourchus dans les yeux de mes concitoyens. Moi je vois un vieux monsieur qui avait une place honorable à l'université, spécialisé dans la critique de textes et documents. Il aurait pu rester là, faire une carrière tranquille, respecté de ses pairs. Qu'est-ce qui l'a poussé à se jeter ainsi dans le brasier ? Savait-il seulement dans quels feux il se lançait ? Était-ce par seul souci de vérité historique et scientifique ? A-t-il été emporté par un élan dont l'impulsion initiale lui a été donnée en toute innocence et en toute ignorance de l'abîme vers lequel il se dirigeait, par l'étude sincère de plans et de photos ? A-t-il été interpellé par des détails que ceux qui n'ont pas vu ne peuvent comprendre l'importance ? Je ne sais... Y a-t-il dans sa démarche une force obscure qui le pousse ? Une haine dont j'ignore les causes qui justifierait sa hargne au péril de sa vie ? Encore une fois, je ne sais...


Et toi qui me lis, toi mon amie qui pense bien, le sais-tu ? Vous tous qui me lisez, le savez-vous ? Je vous entends pour les plus honnêtes faire l'apologie de la liberté d'expression, citer Voltaire et paraphraser Saint-Just, je vous entends surtout, vite, vite vous prémunir, Faurisson, propos nauséabonds, le ventre fécond, la bête immonde... Nier la Shoah telle qu'on nous la raconte ou en réduire l'importance, contester la manière dont les morts sont morts, est-ce appeler à la haine des victimes ? Est-ce se réjouir de ce qu'elles ont subi en pensant dans le même temps que ce n'était pas assez ? Ni en nombre ni en férocité ? Est-ce appeler à « finir le travail » ? Soyons sérieux, ce n'est rien de tout cela et vous le savez bien. Alors quoi ? Quelle est la nature de cet outrage ? Minimiser la Shoah enlève-t-elle aux juifs une part de leur humanité ? Au petit-fils de déporté mort en camp, que change le fait que son grand-père soit mort accompagné de cinq cent mille ou de six millions d'autres ? Que change le fait que son aïeul soit mort gazé ou fusillé ? D'épuisement ou de maladie ? Si j'étais ce petite-fils là j'aurais envie de savoir, mais que ce soit de cette manière ou de cette autre, cela ne changerait rien à ma tristesse... Personne ne conteste chaque mort individuellement, personne ne dit à ce petit-fils « non, ton grand-père n'est pas mort, le numerus clausus est atteint, et s'il n'est pas revenu c'est qu'il a préféré ne pas revenir, en profiter pour refaire sa vie ailleurs... ». Alors quelle est cette souffrance si terrible qu'elle doive interdire toute recherche, toute tentative de discussion du nombre ou de la manière dont les juifs sont morts pendant la deuxième guerre mondiale ? Et pourquoi celui qui tente de le faire devient-il un criminel ?


Il y a de par le monde nombre de gens qui par leur comportement font souffrir leurs congénères de mille manières. Tortures psychologiques, manipulations, mensonges qui font parfois mourir à petit feu, sans bruit, les victimes de leur perversité. Au travail, en famille, ces gens là, même dévoilés, ont droit aux politesses d'usage. Et rarement ils seront condamnés à la moindre peine. Peut-être seront-ils mutés, leur femme voudra divorcer, mais jamais ils ne seront crucifiés. Pourtant de combien de nuits sans sommeil, de jours de larmes, de dépressions auront-ils été responsables ?

Qui a connu des pleurs et des nuits blanches, des envies de mourir à cause de Faurisson ?


Il y a des pédophiles qui ont brisé la vie de leurs victimes, qui les ont tuées parfois. Il y a ceux dont on parle, et combien dont on ne parle pas. Toutes ces mères assassinées à travers leurs enfants... Il y a des prisonniers torturés à l'ombre de murs épais... Il y a des villages affamés par des maîtres qu'ils ne se sont pas donnés, des riverains empoisonnés par la cupidité de quelqu'uns, des bébés malformés et des peuples irradiés... Pour la puissance des uns et l'argent des autres... Il y a des luttes intestines, des soifs de pouvoir qui écrasent des populations entières dans l'indifférence du monde, atrocités inaudibles parce qu'on ne veut pas les entendre, toute cette humanité qui crie pourtant... Mais Faurisson... Ah, Faurisson ! même s'il murmurait on l'entendrait... D'où vient donc ce sang que les aveugles voient couler sur sa main pour refuser de la prendre ?


Il y a encore des dirigeants devant lesquels on déroule le tapis rouge, rouge de ce sang pourtant qui coule sur la main de Faurisson, et à qui on serre plus que la main : on leur donne l'accolade, on les regarde avec déférence, ils sont les maîtres du monde... Leurs crimes sont réels mais on les en excuse. Au nom de la raison d'État, fût-ce-t-elle enrobée dans un gros mensonge. Combien d'enfants morts en Irak pendant le blocus ? Cinq cent mille ? Est-ce un crime ? Non. Contester ce crime, et même le justifier en est encore moins un. « Je crois que c'est un choix très difficile, mais le prix... nous croyons que le prix en vaut la peine » nous dit Madeleine Albright sans que nous songions une seule seconde à lui refuser notre main. Enfin... je parle d'eux, parce que moi, vois-tu...


Il y a eu Menahem Begin, commissaire au Betar, président de l'Irgoun, responsable de l'attentat du King David, du massacre de Deir Yassin, qui a reçu le prix Nobel de la Paix. Ah ! Cette poignée de main entre lui et Sadate, elle a fait le tour du monde... Mais le sang en était lavé par un peu d'encre, une signature au bas d'un document dont une partie pourtant est tombée dans l'oubli... Dans l'oubli, comme le sang sur les mains de Begin...

 

«Il y a des circonstances dans l’histoire qui justifient le nettoyage ethnique». Qui a dit cela ? Faurisson ? Continuons pour y voir plus clair : «Je sais que ce terme est complètement négatif dans le discours du XXIe siècle, mais, quand le choix est entre le nettoyage ethnique et le génocide - l’annihilation de votre population - je préfère le nettoyage ethnique (...) C’était la situation. » Ah, voilà, ce n'était pas un génocide, c'était un nettoyage ethnique. Il y a eu pourtant beaucoup de morts. Où cela déjà ? « C’était ce que le sionisme affrontait. Un État Juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700'000 Palestiniens. Par conséquent il était nécessaire de les déraciner». On les a juste déracinés. Les arbres aussi parfois quand on les déracine ils en crèvent... Qui refuse de serrer la main de Benny Morris pour avoir dit cela ?


Des personnes qui ont du sang sur les mains et du sang sur la langue il y en a mille auxquelles on serre la main : parce qu'ils sont du côté de ce que l'on considère comme le Bien sur cette rive-ci du Styx, leurs crimes ne leur seront pas comptés. Mais à celui qui traverse, à celui-là même qui se tient hésitant au milieu du fleuve, il ne sera rien pardonné, pas même de chercher la vérité : il n'aura pas atteint l'autre rive que déjà il aura franchi le Rubicon.


Galilée a dû se renier pour se sauver, et pourtant il avait raison. Si l'interdiction de recherche avait subsisté, croirait-on encore que la terre est au centre de tout ? D'autres ont été eux aussi emprisonnés pour leurs idées, mais ils se sont trompés et on les a oubliés. Ils ne sont pas condamnables pour autant : si on veut ne jamais être dans l'erreur il ne faut rien chercher. Laissons donc le temps faire le tri de ceux qui ont tort et de ceux qui ont raison, mais laissons-lui les outils pour le faire. Refuser cela c'est faire du doute une hérésie.

Pour justifier l'Inquisition, je lis : « L'hérésie n'est pas seulement affaire de doctrine : elle est un crime global contre Dieu, les princes, la société — ce qui alors revient au même. Étant une rupture du lien social, la lutte contre l'hérésie est une question d'ordre public. » Faurisson menace-t-il vraiment l'ordre public ? Si la réponse est oui, alors le lien social est bien fragile...


Il y a deux mille ans est né celui qui allait être considéré par les siens comme un hérétique. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » a-t-il dit. Mais il n'a pas ajouté « maudits soient ceux qui doutent »... Jésus, lorsqu'il est ressuscité est apparu devant Saint Thomas qui n'en a pas crû ses yeux : il voulait toucher les preuves du doigt. Qu'a fait le Christ ? L'a-t-il injurié ? L'a-t-il mis au ban des humains ? S'il l'eut fait peut-être qu'aujourd'hui le monde chrétien ne serait pas ce qu'il est. Il lui a pris la main et lui a fait toucher ses plaies. Oui, c'était bien Jésus qui avait été cloué sur la croix. Et Thomas qui aurait pu devenir un négationniste de la résurrection est devenu un apôtre.


Faurisson est un Saint Thomas de l'ère moderne. Il a posé des questions et pour toute réponse on lui a cloué le bec, on l'a crucifié sur la place publique. Non, non, mon amie, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit : Faurisson n'est pas le nouveau Christ mais ses bourreaux viennent des mêmes, de ceux qui ont peur du vacillement des dogmes sur lesquels reposent leur vision du monde. La bienveillance du Christ envers celui qui n'avait pas la foi a permis l'essor d'une religion qui permet le doute. A l'opposé de celle-ci et à l'opposé du paradigme sur laquelle elle repose, l'interdiction actuelle sera le fossoyeur d'une nouvelle religion dont le sacrifice fondateur n'était pas l'expression d'une volonté divine. Voilà donc deux raisons pour que la Shoah vienne rejoindre dans l'histoire et au même degré qu'eux les crimes hélas nombreux et banals de l'humanité contre elle-même.


Et une bonne raison de ne pas refuser de serrer la main de Faurisson.


 

  ****************************

 

 

PS : puisque certains lecteurs ont jugé bon de me "dénoncer" pour thèses négationnistes et antisémitisme, je précise :



Je ne suis pas révisionniste, je ne suis pas non plus "exterminationniste", je ne suis rien du tout puisque je ne suis pas historienne.

Je suis une scientifique ; on ne peut pas tout faire et tout connaître, et je veux pouvoir avoir confiance en ce que font et disent les "spécialistes" chacun dans leur spécialité. Non que je pense qu'ils puissent tous avoir raison lorsqu'ils ne sont pas d'accord, mais que ce n'est que d'une loyale confrontation que peut émerger une vérité, même mouvante et imparfaite... Lorsque celle-ci devient rigide et obligatoire la porte s'ouvre sur le totalitarisme et celui que l'on voit émerger aujourd'hui est d'autant plus dangereux qu'il est insidieux, usant et abusant des moyens de propagande que la technologie met à sa disposition, permettant cette dictature soft et indolore dans laquelle nous nous trouvons.

Indolore sauf pour ceux qu'on anesthésie difficilement. Faurisson en fait partie, et qu'il ait raison ou tort n'est à ce jour pas mon propos : je ne connais pas assez ni ses thèses ni les thèses officielles pour en juger. Mais je ne supporte pas que pour toute réponse et pour tout argument il se fasse clouer le bec avec tous les moyens et toute la violence que le Pouvoir a à sa disposition.


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Published by nouvelle_lune - dans Liberté d'expression
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commentaires

NIKO 05/03/2010 11:06


Moi je suis d'accord avec toi ont va tapé sur le grand père faurisson mais bush qui a fait 500 000 civils ennirak la ont lui déroule le tapie rouge
de toute façon les vrais criminels sont au gouvernement
je rappele que le grand père a bush avait financé les nazis
iol s'appelais prescot bush .


theo 14/07/2009 18:12

Bonjour je viens de lire votre réponse au commentaire que j'avais laissé il y a quelques semaines.

vous dites:
"Ce que j'essaye de montrer c'est que cette intentionnalité peut avoir pris plusieurs formes de réalisation sans que cela change fondamentalement la souffrance des survivants et des descendants"

Mon commentaire vous proposais de distinguer entre des actes dont la direction d'ajustement est intrinsèquement intentionnels (comme le meurtre) et des évènements occasionnels (comme le mode de propagation naturel d'une maladie ou l'accident involontaire).

Je pense qu'on peut tenir pour acquis que cette distinction "change fondamentalement" quelque chose qui est de l'ordre de la connaissance. Du reste vous mêmes faites la distinction entre le fait de mourir dans des camps en conséquences des intentions d'autres gens (fussent-elles celles de déclencher des guerres) ou de mourir dans un accident de voiture involontaire.

Quand à moi je vous proposais de distinguer entre intention et évènements, à propos d'un extrait de votre texte où sont mis en équivalence 4 formes de morts: gazé, fusillé, mort par épuisement, mort de maladie. En sélectionnant "gazé" et "fusillé" pour me répondre, vous omettez les morts par épuisement et par maladie qui leur sont conjointes dans votre texte.

Vous évoquez finalement le typhus dans une phrase incongrue ou vous confondez l'exemple des accidents de la route que je vous proposais pour distinguer entre des actes et des évènements, avec une "comparaison" (?). Ceci vous permet de ne pas concéder que cette distinction ait une importance pour les descendants de ceux qui sont morts dans les camps nazies.

ps: concernant les lois qui restreignent la liberté d'expression je suis évidemment contre. Et qu'il y ait des "détournement de la mémoire" ou des "instrumentalisation de la mémoire" cela me semble assez évident.

ram 22/06/2009 02:24

Quand j'ai lu ce text j'avais l'impression de lire ce que je me répète limite quotidiennement...

Le soucis avec les personnes qui s'opposent à ce text est, je pense, systématiquement qu'ils partent sur des faux débats, qui est la grande mode internationale de ces dernières années...

Peut-on (avec un peu de bon sens) mettre sur un pied d'égalité un criminel (de n'importe quel degré de palmarès) et... une opinion ?

C'est ça le vrai débat, et le soucis c'est que d'un côté on a les chiens qui aboient (et mordent parfois...) contre les gens qui pense que oui, et de l'autre côté les chasseurs de ces derniers (et eux en générale on le contrôle des débats "publiques")...

Et les gens pacifiste, ouvert, qui aiment tout le monde et qui voudraient vivre en paix et liberté avec leurs frères les humains du monde ils sont où ?

Ben on pourra dire ce qu'on veux mais la réponse est la suivante
--> chez les gens qui soutiennent Dieudonné, son combat ET la controverse du zenith !

Pour calmer les mauvaises langues spécialistes du détournement de propos et autres diffamations, je vais tenter de détailler mon affirmation (préparez vous un café c'est du lourd...)

On sait tous sans exception, que tout le monde est différent, dans sa manière de paraître, dans sa manière d'aimer, de communiquer...

Par conséquent, si on acquiesce de ce fait indéniable, il parait inconcevable que le monde puisse un jour parler la même langue, manger le même pain, boire l'eau de la même source.
Une des raisons les plus évidente est que en fonction de notre position sur le globe par exemple, on ne vit pas la même chose...

Ce simple constat implique la logique suivante : CHACUN SA VERITE !

Le petit africain il a chaud... il pense que ça serait bien un peu d'air frai...
Ce même air frai dont le petit esquimau dans le fond de son igloo aimerai bien se protéger en attendent un rayon de soleil...
-->(vous remarquerez que j'ai évité de parler du réchauffement de la planète pour pas m'égarer hein...)

mais... de givre comme de sable, une tempête les balaye tout les deux...

Leur premier point commun est alors mit en évidence : ils sont humains, et leur prédateur commun en l'occurrence est quelque chose qui ne ce contrôle pas, la terre qui respire.

La terre qui respire voyez vous, ne cherche pas trop à comprendre qui à tapé qui en premier, avec une épée, une bombe ou du gaz toxique...

Quand quelqu'un a une petite vie tranquille, qu'il a bâti une maison et que un tremblement de terre comme récemment en Italie lui à tout prit, il pouvait rejeter la faute sur qui ? sur quoi ? il n'avait plus de maison, et puis c'est tout...

Alors, petits humains, un peu d'humilité, on nous a donné l'intelligence c'est pas pour aller faire la chasse aux facho d'un côté, des nègre/négrier de l'autre, ou à plus grande échelle effectuer un génocide d'indien, d'arménien, de juifs ou bien d'exploiter des gens et autres conneries...

Il y a une phrase très simple et qui définie à elle seule le monde équilibré à l'état brut, attention elle est violente, âmes totalitaires s'abstenir :

"La liberté des uns, s'arrête à l'endroit ou commence celle des autres..." o_O

Quand on ne porte pas atteinte aux libertés fondamentales de l'autre, alors nous sommes libre de faire ce qu'il nous semble juste, cela ne regarde que nous...

VOUS VOULEZ ENCORE PLUS DE CONCRET ? mais pas de problème...

Je suis tellement tolérant que je soutient même les patrons qui refuse d'embaucher des noirs, des arabes, des femmes... !
Je soutient MEME les patrons de télé qui refuse d'inviter Dieudo car ils le considèrent comme un antisémite (même si ils font erreur à mon sens) !

Après tout, c'est leur droit, leur liberté, ils embauchent qui ils veulent, ils font défiler sur leur plateau télé qui ils veulent... "c'est leur choix" comme dit l'émission...

MAIS on ne PEUX PAS interdire de parole, faire des diffamations, des agressions physiques et verbales, et ce à n'importe qui, car C'EST LA que nous désobéissons à la loi humaniste cité plus haut...

Hors voyez vous, la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui ne respecte pas vraiment ce qui pourtant parait pourtant être d'une évidence absolue...

Avoir le droit de voter pour la chaude tempête de sable ou la frigorifiante tempête de givre (la gauche ou la droite on se comprend...) ne nous laisse finalement le choix que de décider de la manière dont l'injustice absolue va avoir raison de notre liberté de VIVRE !

Hors voyez vous, Dieudonné et ses compères nous avaient proposés une alternative --> voter l'humain ! Avec toutes ses différences qui nous enrichie et ce point commun qui nous uni dans notre diversité --> l'amour !

P-A-R-F-A-I-T-E-M-E-N-T, voter Dieudonné c'était voter l'amour, l'amour universel que la société à remplacer par l'argent et le désir...

Toi, l'anticapitaliste , toi l'anti-injustice, toi la victime de maux physique, psychologique ou mémoriel, toi le bourgeois qui vit dans un rêve, toi le criminel fanatique, toi le chef d'état véreux, toi le l'homme, toi la femme, toi qui possède la faculté de me lire...

OSE affirmer que mes mots sont haineux
OSE prononcer les mots "anti" ou encore "haine" ou même pire "mensonge" en réponse à ma déclaration d'amour pour TOI !

Si c'est le cas, je vais disposer de mon langage soutenu le temps d'une phrase :

"Les gens... on est dans la merde jusqu'au cou !"

(P-S: je peux argumenter de pleins de manières différentes supplémentaire au pire hein vous savez c'est pas comme si j'était comme les sionistes de base dont les pages de l'argumentaire de poche ont été malencontreusement arrachées par un célèbre terroriste qui répond au différents pseudonymes tel que "logique", "bon sens" ou encore les célèbres "liberté", "égalité" et "fraternité")

bon ben ayé j'ai lâché le morceau ça fait du bien après toute cette auto-censure qui durait depuis trop longtemps pour mon cas >_

nouvelle_lune 22/06/2009 09:18



Merci ram pour votre long commentaire. Je vois que nous sommes sur la même longueur d'onde : la maxime qui a le plus guidé ma vie est bien celle que vous citez : ma liberté s'arrête là où
commence celle des autres. Elle s'arrête là, mais elle ne s'arrête que là. Malheureusement, j'ai eu si souvent le sentiment qu'en face et autour de moi tant de gens l'ignoraient et ne
voulaient la connaître...
Comme vous je pense que la vraie tolérance ce n'est pas imposer celle-ci lorsqu'il s'agit de couleur de peau - c'est de la poudre aux yeux ! - mais accepter les différences d'opinions et
d'intérêts (économiques). Là c'est plus difficile parce qu'on touche aux racines du pouvoir : lorsqu'on tient l'opinion (même et surtout par la propagande) et les finances, on tient le
gouvernail. Dans un monde où émettre une thèse différente de la thèse officielle est passible de prison alors que vivre grassement en spéculant avec l'argent du travail des autres est considéré
comme une réussite et posé en exemple à la jeunesse (rappelez-vous des golden boys dans les années 80), les âmes justes ne peuvent que se révolter. J'ose croire que ces âmes justes sont encore
nombreuses, mais j'ai bien peur que la plupart n'ont pas la force et la lucidité suffisante pour se libérer du tapage médiatique qui inonde notre pensée et la paralyse.
Moi comme vous j'ai le sentiment d'aimer à priori les gens - oh, je dis à priori parce qu'il est des humains qu'il est bien difficile d'aimer... - et je ne m'offusque pas si telle marque de
produits de beauté demande une mannequin blanche et je ne m'offusque pas si on ne veut pas m'embaucher parce que je suis une femme... La vraie tolérance elle est là : c'est accepter que nos
différences sont des différences et non vouloir faire comme si elles n'existaient pas.
Et accepter la liberté de penser c'est accepter l'autre dans sa différence la plus grande : celle qui fait l'essence même de son être.



Kohn La Lune 18/06/2009 19:35

Bravo et merci...

Pourquoi réagir ainsi, on peut lire cela pour en comprendre les raisons ...

mais oserez vous ?

Voici du rare, du temps présent écrit hier ...


René Binet : Théorie du racisme ; Socialisme national contre marxisme ; Contribution à une éthique raciste

http://www.mediafire.com/file/dtnzol1dm4w/Contribution à une éthique raciste.pdf

http://www.mediafire.com/file/knne2wzinmn/Socialisme national contre marxisme.pdf

http://www.mediafire.com/file/cjmzozjw2ic/Théorie du racisme.pdf

Mahieu (de) Jacques : Précis de biopolitique

http://www.mediafire.com/file/mhnmdt5jt22/Précis de biopolitique.pdf

A télécharger sur ces liens.

Bonne lecture

WHITE 17/06/2009 23:02

Joli article.
J'abonde en votre sens.
Et j'emmerde à l'avance ceux qui me qualifieront de négationniste et d'antisémite.
Vive la liberté de parole et de recherche.

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