Mardi 4 février 2 04 /02 /Fév 17:01

 

 

 

abcd-egalite.jpgLes « outils pédagogiques » de l’abcd de l’égalité nous apprennent que la Belle des contes de notre enfance serait une figure passive servant de faire-valoir au héros masculin : « Elle est en position d’attente d’une situation sociale » nous dit-on. Son seul mérite serait sa beauté « comme don des fées » ou encore « comme don divin », c’est-à-dire qu’elle n’a pas mérité sa beauté, elle l’a reçue et ne l’a pas gagnée : « La beauté permet à la jeune fille/ femme d’être aimable, au sens premier du terme, et charmante. Elle a un rôle passif. »

 

Une remarque d’abord sur cette beauté, attribut passif permettant d’être aimé : cessons l’hypocrisie ! Comment, dans une société où la course à la beauté dont les critères, jamais accessibles, sont imposés par la mode, fluctuante, sans fondements anthropologiques, qui mène les jeunes filles et bientôt - au  nom de l’égalité !? - les jeunes hommes, aux traitements les plus fous et les plus onéreux pour avoir les cheveux lisses, un jour blonds, l’autre noirs, la peau bronzée, le nez « en forme de tour Eiffel » ou en forme de trompette, qui les mène à l’anorexie, à la chirurgie, et parfois au suicide, comment peut-on oser la critique de la beauté comme facteur d’attraction ? Au motif qu’elle serait un don ? Faut-il pour être « méritée » qu’elle soit le résultat d’une longue course désespérée pour... coller aux stéréotypes ? Stéréotypes temporaires d’une mode qui court toujours plus vite, et finir sa course en vieux liftés à la peau trop tirée, soutenant leur libido déclinante à coups de pilules, frustrés, toujours frustrés de n’avoir pas pu se contenter de ce que la nature leur avait donné, ni accepter des ans, l’irréparable outrage ?

La beauté est donnée, et ce don est injuste. C’est ainsi.

Continuons. La beauté rend aimable : soit ! C’est une réalité, pas un stéréotype. Je doute fort que Vincent et Najat, pour choisir leur moitié, aient été attirés par la laideur. La beauté attire : c’est le facteur premier parce que c’est le premier que l’on voit. Mais une beauté défaillante peut être sublimée par l’amour, de même qu’une beauté éclatante peut devenir terne aux yeux de celui qui n’aime plus. L’amour dépasse la beauté. Mais pour le conte, cela suffit : il faut que la personne soit aimable pour nouer l’intrigue, ou parfois simplement pour la dénouer, lui donner une fin.

Notons enfin que le prince, lui aussi, est beau.

 

Reprenons le fil de notre démonstration : Blanche-Neige, Cendrillon, Raiponce, la Petite Sirène, la Belle-au-bois-dormant, des figures passives ?

 

Blanche-neige2.jpgBlanche-Neige : belle, oui, il faut qu’elle soit belle ; non pour attirer le prince qui n’intervient qu’à la toute fin de l’histoire, mais pour susciter la jalousie de la reine, sa belle-mère. Passive ? Attendant d’être sauvée par le prince ? Que nenni ! Elle se sauve avec l’aide d’un chasseur, traverse les bois peuplés de bêtes sauvages, apprivoise les sept nains méfiants qui acceptent finalement de l’héberger, et courageusement se met au travail : elle nettoie, balaie (Ah ! voilà un stéréotype : elle balaye dans la maison ! si elle balayait dehors, elle serait balayeur de rue : adieu le stéréotype !). Mais aussi elle chante, elle est gaie, elle accepte dans la bonne humeur une vie matériellement dégradée. Elle attend son prince : oui, comme tout le monde ou presque, elle espère aimer et être aimée. Stéréotype ?

 

Cendrillon.jpgCendrillon : elle aussi, elle est belle. Mais sale. Sa beauté est cachée ; par jalousie on tente de l’enlaidir, par les travaux, les privations, les vilaines robes rapiécées. La jalousie, l’envie, après l’amour, est l’un des plus vieux moteur de l’humanité. Et donc des contes, des mythes et des légendes. Qui touche les femmes comme les hommes. Ici – comme la marâtre dans Blanche-Neige – ce sont des femmes qui ont ce vilain sentiment : la belle-mère, les demi-soeurs. De plus, elles sont laides. Comme quoi la figure de la femme dans les contes n’est pas toujours belle et aimable. Oui, mais me direz-vous, la figure désirée, celle de l’héroïne est belle ! Encore une fois, à une époque où la beauté est tellement exaltée, quelle hypocrisie que de faire croire qu’il faudrait que l’héroïne soit laide pour échapper aux stéréotypes !

Poursuivons : Cendrillon n’attend pas passivement le prince ! Elle transgresse l’interdit, plus ou moins explicite selon les versions, de se rendre au bal. Avec l’aide de sa marraine (figure féminine pas vraiment passive), elle prend des risques : celui d’oublier l’heure, de se retrouver pauvresse à côté d’une citrouille dehors au milieu de la nuit ; celui d’être reconnue par sa marâtre et ses sœurs au bal. Et que fait le prince, si ce n’est de tomber amoureux et d’envoyer ses gens la chercher par tout le royaume ? L’actrice, celle qui a agi sur le destin, c’est elle, Cendrillon : elle n’accepte pas sa condition injuste de princesse humiliée et déclassée. Elle veut sa part de bonheur dans la vie. Stéréotype ?

 

Raiponce.jpgRaiponce : ici, la Belle et son amoureux sont à égalité. C’est ensemble qu’ils vont lutter contre la sorcière. Enfermée dans sa tour Raiponce veut sa liberté, et à défaut d’être ingénieur, elle est ingénieuse : elle demande au prince de lui amener de la soie pour lui permettre de fabriquer une corde pour s’évader. Après l’échec de leur stratagème, elle est emmenée par la sorcière qui l’abandonne dans le désert – où il ne suffit pas d’attendre passivement son prince pour survivre ! – pendant que lui erre, aveugle, pendant des années. Ils finissent par se retrouver, ex aequo, si l’on peut dire. Stéréotype ?

 

La-petite-sirene.pngLa Petite Sirène : amoureuse d’un prince qu’elle a sauvé de la noyade elle veut échapper à son destin de sirène. Pour cela, elle accepte de perdre sa voix magnifique et d’avoir sa langue coupée, puis boit un philtre qui dans une douleur terrible transforme sa queue en jambes. Passive, la sirène ? Par sa volonté et ses sacrifices elle sort de sa condition. Plus encore : elle traverse la barrière des espèces. Hélas ! privée de sa voix elle ne peut se faire connaître du prince comme étant celle qui l’a sauvé et elle assiste impuissante à l’amour que celui-ci éprouve pour une princesse qu’il croit être son sauveteur. C’est digne d’une tragédie grecque. Malgré sa douleur, elle refuse de tuer le prince et de redevenir sirène ; elle préfère se jeter dans la mer et se transformer en écume. L’héroïne, c’est elle. Stéréotype ?

 

la-belle-au-bois-dormant.jpgReste, dans cette liste, à parler de la Belle au bois dormant. Comment le nier ? C’est dit dans le titre : la Belle dort. Difficile d’être plus passive. Mais le prince n’est pas un héros non plus. Il est à la chasse, on lui raconte que dans ce château dort une princesse merveilleuse. Il veut la voir et les ronces s’écartent pour le laisser passer : il n’a pas besoin de se battre à la machette pour accéder à la Belle ! Tout est figé dans le palais, personne ne lui barre la route : il n’a qu’à se pencher pour embrasser la princesse, ce qui n’a rien de bien héroïque !

 

On pourrait trouver mille autres exemples de contes dans lesquels les femmes se battent, refusent leur destin, gagnent leur bonheur au risque parfois de leur vie. C'est vrai, ce bonheur est celui, millénaire, de connaître l’amour, d’avoir des enfants. Stéréotype ? Qui peut nier qu’un des plus grand bonheur sur cette terre est celui d’avoir une famille, de participer à la chaîne de la vie humaine, d’avoir autour de soi des proches, suffisamment proches pour se fondre en une unité fondamentale de la société, avec qui l’on partage des valeurs, une vision du monde, en plus des soucis et du pain quotidien !

 

Alors, que voulez-vous vraiment déconstruire Najat et Vincent ? Les stéréotypes ou la famille ?

 

 

Et en attendant votre réponse qui ne viendra pas, pardonnez-moi de déconstruire vos stéréotypes : la figure passive dans les contes, c’est souvent le prince !prince-crapaud.jpg

Par nouvelle_lune - Publié dans : Société
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Mercredi 6 mars 3 06 /03 /Mars 00:53
Par nouvelle_lune
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Lundi 4 mars 1 04 /03 /Mars 11:04

pot-d-echappement.jpgLa France a enfin décidé de s’occuper du problème du diesel. Bonne nouvelle. J’entends les cris mais je le répète : bonne nouvelle. C’est qu’il ne faut pas confondre la fin et les moyens, et il n’est pas question ici de plébisciter le gouvernement lorsqu’il projette d’« équilibrer ses comptes », c’est-à-dire de payer aux banques les intérêts d’une dette dont il a lui-même créé les conditions d’existence, en se servant sur les pauvres moutons qui ne peuvent s’échapper et qui sont déjà les grands perdants d’un système mis en place au fil des ans par l’État lui-même.

Une explication d’abord :

Le diesel est l’un des produit du raffinage du pétrole. À la sortie d’une raffinerie, on trouve des carburants pour le transport (essence, gazole, kérosène) mais aussi différents gaz, du mazout, du coke, de l’asphalte, de la paraffine, etc. Le gazole est aussi nommé gas-oil ou diesel, du nom de l’inventeur du moteur fonctionnant au gazole, Rudolf Diesel.

Des chiffres ensuite :

En France, la consommation par an de diesel c’est environ 39 milliards de litres contre 12 milliards de litres pour l’essence, ce qui place la France très loin devant la plupart des autres pays.

À la sortie de la raffinerie, le diesel coûte plus cher que l’essence. Et à l’achat, une voiture diesel peut coûter jusqu’à 20 % plus cher qu’une voiture essence. Bien que le rendement d’un moteur diesel soit supérieur à celui d’une voiture essence, et qu’un moteur diesel soit plus solide qu’un moteur essence, sur un marché automobile où le turnover est plus rapide que la vie moyenne des moteurs quels qu’ils soient – le véhicule aura des pannes provenant d’autres pièces avant la mort du moteur – l’avantage économique pour le particulier à investir dans une voiture roulant au diesel n’a rien de naturel. Pourtant, le parc automobile diesel en France, c’était 5 % en 1980 et 60 % en 2012. Pourcentage qui va en augmentant puisque aujourd’hui 70 % des nouvelles immatriculations concernent des véhicules diesel.

Par ailleurs, les sociétés de raffinage n’ont aucun intérêt à vendre plus de diesel que d’essence, pour une raison très simple : tous deux sont issus du même baril de pétrole, et en moyenne, ce baril va donner 20 % d’essence et 30 % de diesel. Puisque la France consomme environ 3,5 fois plus de diesel (39 milliards de litres) que d’essence (12 milliards de litres), les raffineries françaises vont devoir exporter leur production excédentaire d’essence, alors que l’on va par ailleurs devoir importer environ le tiers des besoins en gazole. Ce déséquilibre entre production et consommation intérieure va affecter la balance commerciale de la France, qui affichera en 2010 un déficit commercial de 9 milliards d’euros pour le gazole.

De plus, importer du pétrole brut pour le traiter en France, puis réexporter de l’essence raffinée et importer du gazole pour satisfaire à la demande intérieure, a contribué à la décision des raffineries de s’installer au plus près des sources de pétrole brut pour éviter ce va-et-vient inutile. Et donc à fermer les sites de raffinage français avec ce que cela veut dire en terme de perte d’emploi et de savoir-faire locaux.

D’autres chiffres enfin :

Le diesel, c’est moins de CO2 que l’essence, mais c’est aussi 50 fois plus de particules fines et la presque totalité des oxydes d’azote (NOX) libérés par la combustion des moteurs, car les pots catalytiques montés sur les voitures fonctionnant au gazole ne peuvent pas, pour des raisons techniques, éliminer les oxydes d’azote.

Aujourd’hui, la plupart des voitures diesel neuves sont équipées de filtres qui retiennent les plus grosses particules, mais les plus fines, celle qui pourront se loger le plus profondément dans le système respiratoire, ne le sont pas. Et elles sont responsables d’allergies, d’asthme, de bronchites chroniques, de problèmes cardio-vasculaires, etc. Elles sont également classées parmi les cancérogènes par l’OMS, induisant en particulier des cancers du poumon et de la vessie.

En Île-de-France, en 2011, Airparif a estimé qu’environ 3 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectaient pas la réglementation, en particulier pour le dioxyde d’azote (NO2) et pour les particules fines.

En 2005, une étude réalisée dans le cadre du programme CAFE (Clean Air for Europe) estimait à près de 42 000 par an les décès en France à imputer aux particules fines. Lorsqu’on compare ce chiffre à celui des 4 000 morts par an dus aux accidents de la route, on réalise l’ampleur du problème. Mais autant il est facile de compter les morts par accident, autant il est difficile de le faire pour des morts « par statistique ». Ce sont des morts sans bruit et sans visages, et parce qu’il est difficile de les compter, ils ne comptent pas.

Pourquoi et comment en est-on donc arrivé là ?

Cette situation n’est pas le fait d’une contrainte technologique ou même économique : elle est le résultat de décisions politiques suivies d’une incapacité à prévoir les différentes conséquences de ces choix et d’un aveuglement, hélas récurrent ! aux problèmes de santé publique.

Après la guerre, seuls les camions et les tracteurs sont équipés d’un moteur diesel. Pour soutenir ces professionnels, le gouvernement détaxe le diesel. Dans les années 60, la France fait le choix du nucléaire, et petit à petit - parce que ça permet d’asseoir l’indépendance énergétique de la France, mais aussi parce qu’équiper une maison en radiateurs électriques, plutôt que d’un système de chauffage central complexe, permet de baisser le coût de la construction - la part du fioul domestique (qui fait partie de la même fraction de distillation du pétrole que le gazole) recule. Il fallait donc augmenter la part de véhicules roulant au diesel pour compenser la diminution de ce débouché pour la fraction fioul/gazole des raffineries françaises. On a alors incité l’industrie automobile à investir dans le moteur diesel en même temps que l’on conservait l’avantage fiscal du diesel pour tous les véhicules, y compris non professionnels. Aujourd’hui, cet avantage fiscal est d’environ 18 ct., la taxe pour l’essence étant de 60 ct./litre, celle du diesel de 42 ct./litre.

Loin de ne faire que compenser la perte de débouché pour la fraction gazole/fioul de la distillation du pétrole, ces diverses incitations ont projeté la France en tête du classement des pays les plus équipés en moteurs diesel, l’obligeant depuis plusieurs années à en importer pour satisfaire ses besoins. Gouverner, c’est prévoir, et il était facile de prévoir à quel moment le déséquilibre allait se faire. Mais nos gouvernements successifs n’ont rien vu venir, à tel point que, obnubilés par le CO2 et poussés par le nouveau marché de la taxe carbone, ils ont accordé aux voitures diesel des bonus écologiques qu’ils refusaient aux voitures à essence de puissance comparable. Ces bonus – pris dans la poche du contribuable puisque l’argent de l’État ne peut venir que de là – ont donc participé au déficit commercial de la France, à la délocalisation de l’industrie du raffinage, à l’empoisonnement de la population avec ce que cela veut dire en terme de souffrance humaine et de déficit des comptes sociaux.

Aujourd’hui, la Cour des comptes évalue la perte de recette fiscale à 6,9 milliards en 2011. Elle recommande donc « d’appliquer les engagement de la loi dite Grenelle 1 » sur les avantages fiscaux dont bénéficie le gazole. C’est-à-dire, d’augmenter la taxe sur le diesel, de 42 à 60 ct., surcoût que devra payer sans échappatoire possible – puisque le prix de la voiture diesel sur le marché de l’occasion se sera effondré – l’acheteur confiant à qui l’on avait vanté le retour rapide de la plus-value sur le prix à l’achat des voitures diesel.

Que la décision finale aille dans le sens d’une hausse de la taxe sur le diesel ou vers une quelconque prime à la casse sur les véhicules diesel, comme toujours ce sera aux contribuables de payer. Contribuables qui ont déjà payé de leur poche les « bonus écologiques » bien mal nommés, le déséquilibre commercial, les Assedic pour ceux qui ont perdu leurs emplois délocalisés, la Sécu pour les asthmatiques et les cancéreux, et de leur vie pour ceux qui sont maintenant au fond du trou.

 

Alors oui, le gouvernement a enfin décidé de s’occuper des problèmes dus au diesel, et c’est une bonne nouvelle. Mais cette décision n’est que le reflet des contraintes de l’UE, et il est malheureux de constater – une fois de plus ! – que ceux qui nous gouvernent n’ont pas eu d’eux-mêmes, et ce depuis longtemps, le souci de préserver la santé des Français, alors même que les intérêts purement économiques de la France allaient dans le même sens. En prenant conscience de cette gabegie, on ne peut qu’éprouver rage et amertume devant l’incurie de nos dirigeants, jamais responsables de rien, et qui ne savent que faire payer au peuple qu’ils méprisent le prix de leurs choix absurdes et parfois criminels.


Par nouvelle_lune
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Samedi 25 août 6 25 /08 /Août 13:52

De la liberté des uns et de celle des autres. Et de leur pardon.    

Galliano-underwears.jpg 

 

Galliano-bouche-cousue.jpgComplètement bourré sur une terrasse parisienne, John Galliano, après une altercation dont on ne connaît pas la teneur a prononcé l’imprononçable : 


 

" J'adore Hitler. ( … ) Des personnes comme vous seraient mortes. Vos mères, vos pères seraient tous des putains de gazés " 

 

La foudre s’est alors abattue sur lui. Les éternels tænia qui se vautrent goulûment dans une seule fosse de la faiblessetenias.jpg humaine, ignorant hypocritement toutes les autres pour mieux remplir la leur, SOS Racisme, le Mrap, l’UEJF et l’horrible LICA rebaptisée LICRA pour ramener à elle les vers de la fosse d’à côté, ont réclamé leur croûton casher ; ils n’ont reçu qu’un seul euro de dommages et intérêts, mais il en a coûté bien plus à leur proie qui a dû acquitter les factures des vautours en robe noire qui remplissent leurs cabinets et leurs portefeuilles des plaintes gémissantes de ces éternels damnés de la terre que sont les fils d’Israël. Qu’ils disent. 

 

Que Galliano, depuis qu’il a perdu son ami et son frère Steven Robinson, soit malade de ses diverses addictions, qu’il ait depuis quelques années accumulé les signes de son mal-être : chute sur le trottoir, miction sur une piste de danse, etc., que la folie ait accompagné son génie dans la danse-dingue des excentriques créateurs de rêves et de lumières, robe-Galliano.jpgqu’il ait été acclamé, ovationné, adulé par les plus grandes dames de ce monde, qu’il ait par ce même génie un peu fou contribué au rayonnement de la France, n’a aucune importance et ne sera pas décompté dans le poids de sa faute. Pas de pitié ! Jamais. Toutes ces stars qui se disaient ses amies, habillées par lui en princesses, fières de poserGalliano.jpg avec lui : pas une n’a bougé, pas une ne l’a défendu. Trop peur d’être contaminées. Celui qui touche aux juifs, qui, pire encore, touche à la néo-religion judaïque de la Shoah doit ramper à vie, seul, dans la boue : licencié, Galliano-le-diable.jpgdésigné à la vindicte populaire par tous les médias, voilà maintenant François Hollande, en bon valet, qui arrache sa légion d’Honneur du revers de sa veste. Il doit payer, payer jusqu’à sa mort. Ce n’est plus qu’un chien, moins qu’un chien : si on pouvait le gazer, on le ferait.

 

Pendant ce temps, ailleurs en France, nos ministres s’indignent. " Une pensée en ce jour de mobilisation pour les pussyriot. L’impertinence ne devrait jamais amener en prison " nous dit doctement Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement. Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, a fait part vendredi de sa "consternation". Pour Jean Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, cette condamnation "est une honte". Pour lui, ces jeunes femmes n'ont fait qu'exprimer leur " liberté d'expression ". Quant à Cécile Duflot, celleCeclie-Duflot-Pussy-riot.jpg dont le compagnon " se fiche pas mal de la France " et qui ferait mieux de laisser la Russie s’occuper de ses propres affaires, en signe de solidarité entre chattes elle a enfilé sa cagoule - qu’elle la garde ! - et s’est faite prendre en photo avec son petit carton de protestation. 

 

Pourtant,en France, le premier article de la loi 1905 sur la laïcité stipule : " La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] ". En vérité, en précurseur du choc des civilisations annoncé, ce à quoi nous assistons est un choc des libertés, certains voulant aller au-delà même de la pourtant très libérale injonction : " la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres ". Pas de frontières pour la liberté : celle de la liberté des autres, du respect de leur foi - sauf pour la néo-religion dont il est question plus haut, bien sûr - c’est encore trop.

 

Pussy-riot.jpgVladimir Poutine, conscient sans doute que les happenings " de ces chattes révoltées étaient surtout destinés à provoquer la réaction de l’Occident - raison pour laquelle leur nom de guerre n’est ni en russe ni en alphabet cyrillique - Occident trop heureux de se saisir de l’événement pour dénoncer le totalitarisme " poutinien alors que le pion russe dérange le jeu des joueurs d’échecs au Moyen-Orient, avait appelé à la clémence. Pareil pour le Haut conseil de l’Église orthodoxe russe : Sans mettre en doute la légitimité de la décision de justice, nous demandons aux autorités de l'État de faire preuve de clémence envers les condamnées dans l'espoir qu'elles renonceront à toute répétition de ce genre de sacrilège ". Mais les chattes en chaleur ne sont refroidies que par leur mise temporaire à l’ombre, elles n’ont émis aucune sorte de regret, et elles ont fait des petits. Les féministes " duKill-kiril.jpg mouvement ukrainien Femen sont elles aussi pleines de ressources : l’une s’est jetée seins à l’air, les mots " Kill Kirill " (" Tuez Kirill " en anglais - toujours en direction de l’Occident) écrits en lettres noires sur son dos nu, sur le patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill à sa descente d’avion à l’aéroport de Kiev, en criant "Femen-croix.jpgDehors ! ". Une autre, elle aussi les seins à l’air, a tronçonné une croix en bois à Kiev en appelant à la libération desdites chattes. Appel au meurtre, profanation : ce n'est pas grave, ce ne sont que des gentils.

 

Blasphémée par les paroles de la prière " hurlée dans l’Église Christ-Sauveur de Moscou, merde, merde, merde le Seigneur ", profanée en plusieurs circonstances antérieures dont les médias n’ont pas parlé chez nous tant que la Justice russe ne réagissait pas (quel intérêt d’en parler si on ne peut s’en servir pour tenter d’allumer une pink revolution ?), l’Église russe parle en chrétienne, de pardon et de rédemption. On vous l'a dit : ce sont des gentils.

 

Galliano n’avait pas en face de lui des chrétiens. Dommage pour lui. Chez ces gens-là on ne pardonne pas. 

 

Retour en France. Dans un communiqué, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, appelle les autorités russes à respecter le " principe de liberté sans lequel aucune création n’est possible  ". " Ce qui leur est reproché est ni plus ni moins d’avoir librement exercé leur art ", explique la ministre, qui estime également qu’ " à travers elles, c’est la liberté de création des artistes qui est mise en accusation ". Et  d’ajouter :" De tout temps, la création a connu une indispensable dimension  provocatrice. La liberté de création est aussi la liberté de critiquer le  pouvoir en place. C’est la force d’une démocratie que de savoir accepter cette licence artistique et de protéger les artistes qui l’exercent. "

Critiquer le pouvoir en place ? Le vrai ? Qu’en pense Dieudonné ?Dieudonne.jpg

 

 

 

 

Par nouvelle_lune - Publié dans : Liberté d'expression
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Samedi 28 avril 6 28 /04 /Avr 20:11

miss-black-france.jpgCe samedi soir se tient la première édition de "Miss Black France". Il s’agit, nous dit-on, de mettre la «beauté black» à l’honneur. Mais Frédéric Royer, organisateur de l’événement, nous rassure immédiatement : «On n'a jamais dit que les candidates blanches étaient exclues. Si une femme blanche se présente l'année prochaine, on ne pourra pas la refuser.» Mais Frédéric Royer ne nous dit pas, dans le cas où une femme blanche aurait l’idée saugrenue de s’inscrire à un concours si explicitement communautariste, si elle aura une chance de gagner... Puisqu’il s’agit de «mettre la beauté black à l’honneur», on peut en douter. Monsieur Royer, en affirmant ceci ne veut que se mettre à l’abri d’éventuelles attaques pour discrimination. C’est qu’à force de refuser toute distinction, toute différenciation, de vouloir interdire toute séparation dans les statistiques, les castings ou les offres d’emploi, ceux-là mêmes qui veulent ainsi lutter contre le racisme sont pris à leur propre piège. Mais s’agit-il même de racisme ? Non, le croire serait se tromper de catégorie. Ce serait simplifier la chose. Pourtant, a priori, elle est simple. Il s’agit juste de choisir qui, parmi une vingtaine de jeunes filles noires, est la plus belle. Pourquoi pas ? Après tout, pour toutes sortes de concours, on fait des catégories : les poids lourds combattent avec les poids lourds, les filles se mesurent à la course avec d’autres filles, les handicapés jouent contre d’autres echelle.jpghandicapés, et personne n’y trouve matière à s’offusquer. Mais, me direz-vous, ces catégories sont là pour regrouper ensemble des prétendants selon une échelle hiérarchique afin, justement, de les rendre homogènes à l’intérieur de ces catégories : les poids plumes, qui seraient défavorisés s’ils devaient lutter avec des poids lourds, sont mis ensemble, les filles qui courent moins vite que les garçons se mesurent entre elles, et les handicapés qui n’auraient aucune chance face à des valides sont eux-aussi mis à part.

On pourrait donc penser que regrouper des phénotypes similaires pour mesurer leurs beautés respectives participerait à une hiérarchisation de la beauté : il y aurait les blanches, les jaunes peut-être, et dessus, ou dessous, les noires. Mais on me rétorquera sans doute que non, qu’on fait bien des concours à l’intérieur de groupes se trouvant sur le même échelon, que les concours nationaux en sont le plus bel exemple. Effectivement, on organise des championnats français, espagnols ou sénégalais, sans pour autant présumer d’une quelconque supériorité entre Français, Espagnols ou Sénégalais. Mais un Français ne crie pas à la discrimination parce qu’on le désigne en tant que Français et qu’il joue dans une équipe de France et non dans celle qui représente la Chine. À l’inverse, peut-il sans doute ressentir une certaine fierté d’être français, mais sans pour autant ressentir nécessairement une supériorité de l’être. Là est toute la la_courte_chelle.png subtilité : être fier de ce que l’on est sans se penser supérieur. Mais cette subtilité est difficilement compatible avec l’esprit d’un concours ; un concours, c’est justement désigner celui qui sera le meilleur, le plus fort, le plus rapide ou le plus beau. C’est la hiérarchisation par excellence. Participer à un concours, vouloir le gagner, c’est vouloir la défaite des autres, c’est vouloir leur discrimination. Le gagnant aura la coupe, l’argent et les honneurs et le perdant n’aura rien. Comment donc, dans cet esprit, prétendre qu’on rejette toute discrimination ? Et pourquoi la discrimination évidente de la laide, qui ne pourra pas non plus participer au concours, serait-elle moins grave que la discrimination de la blanche ou de la noire ? Parce qu’il n’y a pas d’association revendiquant la fierté d’être laide ? Et pourquoi n’y enlaide.jpg a-t-il pas ? Parce que les laides ne se montrent pas en tant que telles. Parce qu’elles n’ont justement pas cette fierté d’elles-mêmes pour cette qualité-là, si on ose l’exprimer ainsi. On peut donc dire que l’existence d’associations ou de groupes organisant des marches, effectuant des pressions ou mettant sur pied des concours, enfin toutes choses qui mettent en avant le groupe en tant que porteur d’une différence, est la manifestation du fait que cette différence n’est pas vécue en tant que souffrance intrinsèque. Elle peut être vécue comme souffrance par rapport à l’autre, comme objet discriminant envers celui qui ne porte pas cette différence, mais pas en tant que telle. En tant que telle, elle est déjà une fierté. Et c’est donc à ce moment précis que leshierarchie.jpg représentants de cette différence ne devraient pas en faire l’objet d’une hiérarchisation, d’une mise en concours entre soi, comme si, à peine était-on sortis d’un sentiment de hiérarchie par rapport à un groupe extérieur, fallait-il le recréer un à l’intérieur du groupe lui-même.


Par nouvelle_lune - Publié dans : Anti-racisme
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