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Mercredi 6 mars 3 06 /03 /Mars 00:53
Par nouvelle_lune
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Samedi 25 août 6 25 /08 /Août 13:52

De la liberté des uns et de celle des autres. Et de leur pardon.    

Galliano-underwears.jpg 

 

Galliano-bouche-cousue.jpgComplètement bourré sur une terrasse parisienne, John Galliano, après une altercation dont on ne connaît pas la teneur a prononcé l’imprononçable : 


 

" J'adore Hitler. ( … ) Des personnes comme vous seraient mortes. Vos mères, vos pères seraient tous des putains de gazés " 

 

La foudre s’est alors abattue sur lui. Les éternels tænia qui se vautrent goulûment dans une seule fosse de la faiblessetenias.jpg humaine, ignorant hypocritement toutes les autres pour mieux remplir la leur, SOS Racisme, le Mrap, l’UEJF et l’horrible LICA rebaptisée LICRA pour ramener à elle les vers de la fosse d’à côté, ont réclamé leur croûton casher ; ils n’ont reçu qu’un seul euro de dommages et intérêts, mais il en a coûté bien plus à leur proie qui a dû acquitter les factures des vautours en robe noire qui remplissent leurs cabinets et leurs portefeuilles des plaintes gémissantes de ces éternels damnés de la terre que sont les fils d’Israël. Qu’ils disent. 

 

Que Galliano, depuis qu’il a perdu son ami et son frère Steven Robinson, soit malade de ses diverses addictions, qu’il ait depuis quelques années accumulé les signes de son mal-être : chute sur le trottoir, miction sur une piste de danse, etc., que la folie ait accompagné son génie dans la danse-dingue des excentriques créateurs de rêves et de lumières, robe-Galliano.jpgqu’il ait été acclamé, ovationné, adulé par les plus grandes dames de ce monde, qu’il ait par ce même génie un peu fou contribué au rayonnement de la France, n’a aucune importance et ne sera pas décompté dans le poids de sa faute. Pas de pitié ! Jamais. Toutes ces stars qui se disaient ses amies, habillées par lui en princesses, fières de poserGalliano.jpg avec lui : pas une n’a bougé, pas une ne l’a défendu. Trop peur d’être contaminées. Celui qui touche aux juifs, qui, pire encore, touche à la néo-religion judaïque de la Shoah doit ramper à vie, seul, dans la boue : licencié, Galliano-le-diable.jpgdésigné à la vindicte populaire par tous les médias, voilà maintenant François Hollande, en bon valet, qui arrache sa légion d’Honneur du revers de sa veste. Il doit payer, payer jusqu’à sa mort. Ce n’est plus qu’un chien, moins qu’un chien : si on pouvait le gazer, on le ferait.

 

Pendant ce temps, ailleurs en France, nos ministres s’indignent. " Une pensée en ce jour de mobilisation pour les pussyriot. L’impertinence ne devrait jamais amener en prison " nous dit doctement Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement. Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, a fait part vendredi de sa "consternation". Pour Jean Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, cette condamnation "est une honte". Pour lui, ces jeunes femmes n'ont fait qu'exprimer leur " liberté d'expression ". Quant à Cécile Duflot, celleCeclie-Duflot-Pussy-riot.jpg dont le compagnon " se fiche pas mal de la France " et qui ferait mieux de laisser la Russie s’occuper de ses propres affaires, en signe de solidarité entre chattes elle a enfilé sa cagoule - qu’elle la garde ! - et s’est faite prendre en photo avec son petit carton de protestation. 

 

Pourtant,en France, le premier article de la loi 1905 sur la laïcité stipule : " La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] ". En vérité, en précurseur du choc des civilisations annoncé, ce à quoi nous assistons est un choc des libertés, certains voulant aller au-delà même de la pourtant très libérale injonction : " la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres ". Pas de frontières pour la liberté : celle de la liberté des autres, du respect de leur foi - sauf pour la néo-religion dont il est question plus haut, bien sûr - c’est encore trop.

 

Pussy-riot.jpgVladimir Poutine, conscient sans doute que les happenings " de ces chattes révoltées étaient surtout destinés à provoquer la réaction de l’Occident - raison pour laquelle leur nom de guerre n’est ni en russe ni en alphabet cyrillique - Occident trop heureux de se saisir de l’événement pour dénoncer le totalitarisme " poutinien alors que le pion russe dérange le jeu des joueurs d’échecs au Moyen-Orient, avait appelé à la clémence. Pareil pour le Haut conseil de l’Église orthodoxe russe : Sans mettre en doute la légitimité de la décision de justice, nous demandons aux autorités de l'État de faire preuve de clémence envers les condamnées dans l'espoir qu'elles renonceront à toute répétition de ce genre de sacrilège ". Mais les chattes en chaleur ne sont refroidies que par leur mise temporaire à l’ombre, elles n’ont émis aucune sorte de regret, et elles ont fait des petits. Les féministes " duKill-kiril.jpg mouvement ukrainien Femen sont elles aussi pleines de ressources : l’une s’est jetée seins à l’air, les mots " Kill Kirill " (" Tuez Kirill " en anglais - toujours en direction de l’Occident) écrits en lettres noires sur son dos nu, sur le patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill à sa descente d’avion à l’aéroport de Kiev, en criant "Femen-croix.jpgDehors ! ". Une autre, elle aussi les seins à l’air, a tronçonné une croix en bois à Kiev en appelant à la libération desdites chattes. Appel au meurtre, profanation : ce n'est pas grave, ce ne sont que des gentils.

 

Blasphémée par les paroles de la prière " hurlée dans l’Église Christ-Sauveur de Moscou, merde, merde, merde le Seigneur ", profanée en plusieurs circonstances antérieures dont les médias n’ont pas parlé chez nous tant que la Justice russe ne réagissait pas (quel intérêt d’en parler si on ne peut s’en servir pour tenter d’allumer une pink revolution ?), l’Église russe parle en chrétienne, de pardon et de rédemption. On vous l'a dit : ce sont des gentils.

 

Galliano n’avait pas en face de lui des chrétiens. Dommage pour lui. Chez ces gens-là on ne pardonne pas. 

 

Retour en France. Dans un communiqué, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, appelle les autorités russes à respecter le " principe de liberté sans lequel aucune création n’est possible  ". " Ce qui leur est reproché est ni plus ni moins d’avoir librement exercé leur art ", explique la ministre, qui estime également qu’ " à travers elles, c’est la liberté de création des artistes qui est mise en accusation ". Et  d’ajouter :" De tout temps, la création a connu une indispensable dimension  provocatrice. La liberté de création est aussi la liberté de critiquer le  pouvoir en place. C’est la force d’une démocratie que de savoir accepter cette licence artistique et de protéger les artistes qui l’exercent. "

Critiquer le pouvoir en place ? Le vrai ? Qu’en pense Dieudonné ?Dieudonne.jpg

 

 

 

 

Par nouvelle_lune - Publié dans : Liberté d'expression
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Samedi 28 avril 6 28 /04 /Avr 20:11

miss-black-france.jpgCe samedi soir se tient la première édition de "Miss Black France". Il s’agit, nous dit-on, de mettre la «beauté black» à l’honneur. Mais Frédéric Royer, organisateur de l’événement, nous rassure immédiatement : «On n'a jamais dit que les candidates blanches étaient exclues. Si une femme blanche se présente l'année prochaine, on ne pourra pas la refuser.» Mais Frédéric Royer ne nous dit pas, dans le cas où une femme blanche aurait l’idée saugrenue de s’inscrire à un concours si explicitement communautariste, si elle aura une chance de gagner... Puisqu’il s’agit de «mettre la beauté black à l’honneur», on peut en douter. Monsieur Royer, en affirmant ceci ne veut que se mettre à l’abri d’éventuelles attaques pour discrimination. C’est qu’à force de refuser toute distinction, toute différenciation, de vouloir interdire toute séparation dans les statistiques, les castings ou les offres d’emploi, ceux-là mêmes qui veulent ainsi lutter contre le racisme sont pris à leur propre piège. Mais s’agit-il même de racisme ? Non, le croire serait se tromper de catégorie. Ce serait simplifier la chose. Pourtant, a priori, elle est simple. Il s’agit juste de choisir qui, parmi une vingtaine de jeunes filles noires, est la plus belle. Pourquoi pas ? Après tout, pour toutes sortes de concours, on fait des catégories : les poids lourds combattent avec les poids lourds, les filles se mesurent à la course avec d’autres filles, les handicapés jouent contre d’autres echelle.jpghandicapés, et personne n’y trouve matière à s’offusquer. Mais, me direz-vous, ces catégories sont là pour regrouper ensemble des prétendants selon une échelle hiérarchique afin, justement, de les rendre homogènes à l’intérieur de ces catégories : les poids plumes, qui seraient défavorisés s’ils devaient lutter avec des poids lourds, sont mis ensemble, les filles qui courent moins vite que les garçons se mesurent entre elles, et les handicapés qui n’auraient aucune chance face à des valides sont eux-aussi mis à part.

On pourrait donc penser que regrouper des phénotypes similaires pour mesurer leurs beautés respectives participerait à une hiérarchisation de la beauté : il y aurait les blanches, les jaunes peut-être, et dessus, ou dessous, les noires. Mais on me rétorquera sans doute que non, qu’on fait bien des concours à l’intérieur de groupes se trouvant sur le même échelon, que les concours nationaux en sont le plus bel exemple. Effectivement, on organise des championnats français, espagnols ou sénégalais, sans pour autant présumer d’une quelconque supériorité entre Français, Espagnols ou Sénégalais. Mais un Français ne crie pas à la discrimination parce qu’on le désigne en tant que Français et qu’il joue dans une équipe de France et non dans celle qui représente la Chine. À l’inverse, peut-il sans doute ressentir une certaine fierté d’être français, mais sans pour autant ressentir nécessairement une supériorité de l’être. Là est toute la la_courte_chelle.png subtilité : être fier de ce que l’on est sans se penser supérieur. Mais cette subtilité est difficilement compatible avec l’esprit d’un concours ; un concours, c’est justement désigner celui qui sera le meilleur, le plus fort, le plus rapide ou le plus beau. C’est la hiérarchisation par excellence. Participer à un concours, vouloir le gagner, c’est vouloir la défaite des autres, c’est vouloir leur discrimination. Le gagnant aura la coupe, l’argent et les honneurs et le perdant n’aura rien. Comment donc, dans cet esprit, prétendre qu’on rejette toute discrimination ? Et pourquoi la discrimination évidente de la laide, qui ne pourra pas non plus participer au concours, serait-elle moins grave que la discrimination de la blanche ou de la noire ? Parce qu’il n’y a pas d’association revendiquant la fierté d’être laide ? Et pourquoi n’y enlaide.jpg a-t-il pas ? Parce que les laides ne se montrent pas en tant que telles. Parce qu’elles n’ont justement pas cette fierté d’elles-mêmes pour cette qualité-là, si on ose l’exprimer ainsi. On peut donc dire que l’existence d’associations ou de groupes organisant des marches, effectuant des pressions ou mettant sur pied des concours, enfin toutes choses qui mettent en avant le groupe en tant que porteur d’une différence, est la manifestation du fait que cette différence n’est pas vécue en tant que souffrance intrinsèque. Elle peut être vécue comme souffrance par rapport à l’autre, comme objet discriminant envers celui qui ne porte pas cette différence, mais pas en tant que telle. En tant que telle, elle est déjà une fierté. Et c’est donc à ce moment précis que leshierarchie.jpg représentants de cette différence ne devraient pas en faire l’objet d’une hiérarchisation, d’une mise en concours entre soi, comme si, à peine était-on sortis d’un sentiment de hiérarchie par rapport à un groupe extérieur, fallait-il le recréer un à l’intérieur du groupe lui-même.


Par nouvelle_lune - Publié dans : Anti-racisme
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Mardi 3 avril 2 03 /04 /Avr 09:46

le-baiser-de-la-lune.jpgOn aurait aimé que ce soit aujourd’hui le premier avril. Pour croire que ce pourrait être une mauvaise blague. Mais non, ce sont bien deux poissons, Félix, Léon et leurs amours, que nos têtes blondes devront avaler. On nous dit qu'en 2010, notre ministre de l’Éducation nationale avait «plié», comme une faiblesse qui l’aurait amené à refuser cet indispensable instrument de la «lutte contre l’homophobie» qu’est le dessin animé Le baiser de la lune. Il faut croire que - peur de se faire sodomiser dans cette posture inconfortable ? - il se serait redressé, puisque Libération, le journal de la gauche Rothschild, nous exprime ce matin son soulagement à l’annonce que ce conte à déniaiser les enfants qui croient encore que les princesse tombent amoureuses des princes et vice-versa, pourra enfin leur être voile-vapeur.jpgprojeté dès leur entrée au Cours Moyen. Ce soulagement, on le perçoit aussi dans le témoignage de cette institutrice qui nous apprend que sans cet "outil pédagogique" elle n’aurait pas pu aborder le thème de l’homophobie dans sa classe. La belle affaire ! Faut-il vraiment que nos enfants de moins en moins innocents, nos petites filles qui à huit ans peuvent trouver à leur taille string et soutien-gorge rembourré, nos petits garçons qui ont accès au porno avant même de savoir que leur zizi ne leur servira pas qu’à pisser, faut-il vraiment qu’à pas même dix ans, ils sachent «qu’ils ont le choix», qu’il leur faudra tout essayer pour se déterminer... ou ne jamais se déterminer et voguer libérés, à voile et à vapeur sur l’océanserpent tentation des plaisirs ? Faut-il vraiment les soumettre ainsi à la tentation de ce qui ne les aurait peut-être jamais tenté ? Faut-il vraiment que nos enfants ne puissent plus être des enfants, et qu’à l’insu de leurs parents - car ne doutons pas que la projection de ce «conte pédagogique» ne sera pas annoncée à leurs géniteurs, de crainte qu’ils ne fassent leur devoir d’éducateurs en gardant leurs enfants à la maison - on les fasse pleurer sur les amours contrariées de deux alevins  du même sexe ? Amours contrariées par une vieille grand-mère, pas méchante mais rétrograde, image indispensable aujourd'hui afin ne pas risquer de freiner les avancées libératoires d'une société, qui à force de se libérer perd tout repère et toute boussole ; il ne faut ainsi accorder à nos Anciens aucune sagesse et les représenter bien au contraire, entre mépris et commisération, comme des attardés qui n’ayant pas pu suivre the move ! ne sont plus bons qu’à radoter... Jusqu'à ce qu'ils soient, peut-être, touchés eux-aussi par la grâce de la modernité et de ses "valeurs", au premier rang desquelles se trouve ce nouveau concept de la "non-discrimination". Exit donc le bon sens et la raison. poisson-triste.jpgPlace à l’émotion ! Ah l’émotion ! quel magnifique vecteur pour modeler l’âme et atteindre les consciences... Et qu’il sera difficile ensuite pour les parents réfractaires qui voudront remettre de l’ordre - horresco referens ! - dans la tête de leurs chérubins, lorsqu’ils auront en face d’eux leur enfant bouleversé par le triste regard de l’amoureux incompris. Voilà pourquoi il faut que ce genre de film soit projeté à des enfants jeunes : ils sont encore à cet âge touchés par la larme de la biche, et la peine du poisson gay sera si fortement inscrite dans leur inconscient que la raison ne pourra plus imposer dans leurs esprits que la nature n’avait pas prévu les choses ainsi, et qu’il n’y a là aucune discrimination.

 

Par nouvelle_lune - Publié dans : Société
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Samedi 3 décembre 6 03 /12 /Déc 23:30

concept-visage-fils-de-Dieu.jpgIl y avait eu la pièce de théâtre «Sur le concept du visage du fils de Dieu», dans laquelle, geste de révolte ou de mépris, je ne sais, cette face s’efface sous des jets de matière brune... Quelques mois auparavant, un «artiste» avait plongé un crucifix dans un flacon d’urine... Charlie Hebdo, après avoir relayé les caricatures de Mahomet, en remet une couche, avec son numéro spécial «Charia Hebdo». Aujourd’hui, voici Golgotha Pic-Nic qui nous emmène au pied d’un Christ en croix ridiculisé, dont la blessure au côté droit dégorge de billets de banque, au sommet d’un Golgotha jonché de hamburgers...

 

touchez-pas-Jesus.jpgLes croyants, depuis quelques décennies, tout à tour méprisés comme ringards ou gentiment moqués comme naïfs, dans une société qui ne croit qu’à ses propres valeurs - je veux dire par là, à des lois qu’elle met en place puis érige en valeurs pour les rendre universelles - se voient aujourd’hui attaqués bien plus violemment, et plus seulement sur le thème«les religions ont été la cause de centaines de guerres et de massacres», mais au coeur même dchretien-musulman.jpge leur foi. Alors ils disent leur colère, et l’on a vu défiler catholiques et musulmans unis dans un même front, demander le respect, non pas d’eux-mêmes, mais de ce qui pour eux, et pour une bonne moitié de l’humanité, est au-dessus d’eux.

 

Alors, au nom de la liberté de l’artiste, de la liberté de caricature, de la liberté de rire, on les traite d’intégristes catholiques, d’islamistes, et immédiatement on les imagine féroces, violents, bornés, en un mot extrémistes. Un pas de plus, et les voilà terroristes.

 

Dieudo-colonD’un autre côté, nous avons vu Dieudonné caricaturer un colon israélien à la télévision. Puis Siné tacler le fils Sarkozy en mettant en lien la judaïté de sa femme et son avenir. Plus récemment, Eric Mazet a posé la question aux auditeurs, dans une émission de Sud-Radio, de savoir si DSK serait soutenu par un éventuel lobby juif. Parce qu’il a laissé parler ses auditeurs, que ceux-ci peut-être n’ont pas été suffisamment filtrés, il a perdu son travail. Siné a dû quitter son journal. Dieudonné, lui, est auréolé de soufre et les salles se ferment à son passage. Liberté d’expression ? de caricature ? de rire ? Non, nous voilà dans un tout autre registre, celui de la répression contre un supposé racisme bien spécifique, l’antisémitisme. 

 

Alors, on peut se poser la question : comment se fait-il que nous donnions plus de valeur à ce que nous sommes, ou même à ce que nous sommes supposés être - car il faut quand même avoir beaucoup de bonne volonté pour voir dans la communauté juive une race distincte, ou même une ethnie tant elle est hétérogène et physiquement indiscernable - qu’à ce que nous mettons au-dessus de nous, à ce qui nous transcende. On peut bien sûr croire qu’au-dessus ame.jpgde nous il n’y a rien, et il n’y a alors, au sens strict, rien à respecter, mais l’idée même, reposant sur une forme d’humilité, de n’être pas au sommet de la création, et de n’avoir pas pour seul raison d’être que notre propre évolution humaine se déroulant jusqu’à on ne sait quel sommet, dans une auto-justification qui ne trouve sa raison quneant.jpge dans un miroir, devrait forcer le respect de tous - ne serait-ce que par ce que ces questionnements sous-tendent comme tentative d’élévation de la conscience - et même de la part de ceux qui pensent que le néant encadre nos vies.

 

Et pourtant non. Le sacré n’est plus dans les choses de l’esprit, mais dans celles de la chair. Et c’est pourquoi la seule religion dont on ne peut se moquer est celle qui a inscrit - à rebours de toutes les religions universalistes qui voudraient voir l’humanité entière se rassembler dans un même espoir et une même foi - qui a inscrit donc ce qui devrait genes.jpgpourtant rester du domaine de l’esprit, dans les corps, dans chacune de leurs cellules, au plus psang.jpgrofond de leur chair, dans ce qui biologiquement les identifie, dans leurs gènes. Alors, là encore, je me pose la question : pour que les chrétiens, les musulmans, soient respectés, devraient-ils eux aussi - se mettant ainsi dans l’impossibilité d’obéir aux paroles du Christ ou de Mohammed qui envoyèrent leurs disciples prêcher et convertir - inscrire leur foi dans leur sang ? Est-ce là le prix du respect aujourd’hui ? On le dirait. Il est alors trop cher payé, puisque ce prix serait celui du renoncement.


 

Et Dieu.jpgc’est bien là toute la tristesse de celui qui constate que la chair seule obtient aujourd’hui le respect de ceux qui ont renoncé à leur âme. Signe ultime du triomphe de la matière.

 


Par nouvelle_lune - Publié dans : Le monde à l'envers
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